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Franziska Meletzky • Réalisatrice

Une chef de tribu aux ambitions universelles

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Franziska Meletzky • Réalisatrice

Franziska Meletzky, 35 ans, est née à Leipzig, en RDA, où elle a étudié la philologie allemande, la culture et les médias et la littérature anglaise avant de rejoindre l'école de cinéma "Konrad Wolf", où elle a réalisé plusieurs courts métrages primés. Son film de fin d'études, Nachbarinnen (2004), qui décrivait le lien de plus en plus intense entre deux voisines, lui a valu quelques prix de plus, de même que son deuxième long métrage, Frei nach Plan [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
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, où les différends entre trois soeurs tournent à la crise lors de la fête d'anniversaire de leur mère. Ce film s'apprête maintenant à être présenté à Karlovy Vary dans la section "Variety Critics' Choice: Europe Now!".

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Cineuropa : Vous n'avez pas étudié le cinéma dès le départ ; quand et comment vous êtes-vous rendu compte que vous vouliez être réalisatrice ?
F.M. : Enfant, déjà, je jouais les cinéastes. J'étais chef de notre petite tribu indienne imaginaire et faisais plus ou moins comme maintenant : j'inventais une histoire, une aventure héroïque, et nous faisions semblant que c'était vrai et l'interprétions avec tout le courage, l'originalité et la sincérité donc nous étions capables...

Frei nach Plan, comme votre premier long métrage Nachbarinnen, est un film totalement féminin ; cet élément fait-il désormais partie de votre signature ?
J'imagine que je l'avais sous la main puisque c'est plus facile pour moi en tant que femme. Cependant, les deux derniers projets (pour la télévision) sur lesquels j'ai travaillé après Frei nach Plan avaient des héros masculins et se sont avérés tout aussi fascinants que les films réalisés précédemment. Si j'avais une signature, je voudrais que ce soit "de bonnes histoires qui combinent le rire et les pleurs de manière singulière".

En tant que femme-cinéaste, pensez-vous avoir un message particulier à faire passer dans vos films, une approche différente ?
D'aucuns disent que je raconte l'amour et la douleur avec une intensité plus subtile, mais en ce qui me concerne, je n'aime pas le cinéma spécifiquement masculin ou féminin. Mes films sont pour les gens qui, quels que soient leur âge ou leur sexe, veulent des films distrayants mais qui les touchent et les inspirent. En général, les personnages que je mets en scène recherchent, parfois par des voies complètement absurdes, le bonheur et la chance.

Votre deuxième long métrage a-t-il été plus facile à réaliser et à produire ?
Absolument. J'avais fait mes preuves, les gens ont aimé mon premier film, alors ils ont pensé que ce nouveau projet ne pouvait pas être un échec total. Le soutien que j'ai reçu pour ce film, je l'ai obtenu en grande partie grâce à mon premier long métrage.

Avez-vous des réalisateurs ou des films de référence ?
Mes films préférés vont d'Adam's Apples d'Anders Thomas Jensen, de l'inoubliable Opening Night de Cassavetes , des séries "Six Feet Under" et "Dexter" et de Irma la douce et Certains l'aiment chaud de Billy Wilder à, d'autre part, Babel et 21 grammes d'Iñárritu, que j'adore tous les deux !

Préparez-vous un nouveau projet ? Oui, plusieurs projets pour la télévision et le cinéma, dont deux sont interprétés chacun par une de mes actrices dans Frei nach Plan, soit respectivement Christine Schorn (qui jouait la mère) et Dagmar Manzel (qui incarnait la chanteuse). Toutes les dames de Frei nach Plan ont été récompensées pour leurs interprétations, et j'en suis très heureuse pour elles ! Pour mes nouveaux projets, j'essaie de rester aussi versatile que possible ; j'aime bien travailler sur des genres, des perspectives et des problèmes différents.

Quelle est votre réaction à cette sélection pour "Variety Critics' Choice: Europe Now!" à Karlovy Vary ? Voyez-vous votre cinéma comme nettement européen ?
Je suis enchantée qu'on m'ait invitée à prendre part à cet événement ! Il y a des années, Christine Schorn a gagné un prix à Karlovy Vary pour sa magnifique interprétation dans Die Unberührbare, alors je suis fière de la ramener sur les écrans de ce merveilleux festival !
Quant à la deuxième partie de votre question, oui j'imagine que mon film dit son origine européenne, et plus précisément typiquement allemande : il n'y a que nous les Allemands pour tout planifier, même les fêtes, dans le moindre stressant détail...

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