email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

FESTIVAL DE ROME Alice dans la Ville / NL

Winter in Wartime, du divertissement et de l'émotion

par 

Winter in Wartime, du divertissement et de l'émotion

Après la projection, en compétition, de L’uomo che verrà [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Giorgio Diritti
fiche film
]
, il serait trop facile d'écarter Winter in Wartime [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, de Martin Koolhoven (présenté dans la section Alice dans la Ville de Rome et candidat néerlandais pour les nominations aux Oscars), comme une oeuvre mineure. Si ce film, comme celui de Giorgio Diritti, montre la guerre (nous sommes cette fois aux Pays-Bas en janvier 1845) à travers un regard jeune et innocent, pour le reste les deux films ne pourraient pas être plus différents.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)
series serie

En transposant un des romans hollandais pour enfants les plus connus (écrit par Jan Terlouw et adapté assez librement par le réalisateur, Paul Jan Nelissen et Mieke de Jong), Koolhoven renvoie en fait, plus qu'aux modèles du cinéma anti- militariste, à sa passion pour le cinéma de genre, notamment italien.

L'histoire de Michiel, 13 ans (interprété par le débutant Martijn Lakemeier, élu meilleur acteur au Festival du cinéma hollandais et aux Prix Rembrandt), qui, en fier opposant aux nazis et aspirant résistant qu'il est malgré les avertissements répétés de son père, maire de la ville, vient en aide au pilote anglais caché dans les bois des environs de la ville de Zwolle Jack (Jamie Campbell Bower, qu'on verra bientôt dans New Moon), devient ici l'occasion d'élaborer un "film de guerre" conscient de sa dimension de spectacle et de son impact émotif (exalté par la bande originale composée par Pino Donaggio).

Le film est indiscutablement divertissant, entre les poursuites (y compris à cheval – ce n'est pas par hasard qu'un des futurs projets de Koolhoven pourrait bien être un western) et les beaux paysages enneigés que montre la photographie de Guido van Gennep, mais on se retrouve aussi plongé dans la psychologie du héros, forcé d'apprendre très tôt, parce qu'il en fait l'expérience, que dans la vie les choses ne sont pas ce qu'elles semblent et que différencier les bons des méchants, les traîtres des héros, n'est pas si facile – surtout en temps de guerre, quand grandir peut signifier perdre son innocence.

Winter in Wartime, produit par Isabella Films et Fu Works (pour un budget de 4 millions d'euros qui à l'écran paraît le double), est sorti aux Pays-Bas et en Belgique. Ses ventes internationales sont assurées par High Point Media Group, qui l'a déjà vendu en Irlande et au Royaume-Uni (Kaleidoscope), en France, en Allemagne, en Australie et en Nouvelle Zélande.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

(Traduit de l'italien)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Privacy Policy