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INDUSTRIE Royaume-Uni

Alan Parker à la rescousse

par 

- Le directeur du Film Council annonce les trois points essentiels pour la sauvegarde et la relance du cinéma britannique

Hier, 5 novembre 2002, au siège londonien de la British Academy for Film and Television Arts (BAFTA), devant un public composé par un parterre d’opérateurs de l’industrie cinématographique et de représentants du gouvernement, le réalisateur Alan Parker, directeur général du Film Council britannique, a annoncé des projets à moyen et long terme pour créer et soutenir une industrie cinématographique britannique plus forte.
Il est souhaitable que le Royaume-Uni puisse se réserver une part beaucoup plus importante du marché cinématographique mondial, évalué à 60 milliards de dollars (environ 60 milliards d'Euros).
Selon Parker, les points clés sur lesquels le gouvernement anglais et l'industrie cinématographique doivent se concentrer sont trois.
En premier lieu, améliorer la distribution des films anglais sur le territoire national et étranger grâce à une révision des normes fiscales actuelles qui permettent l’exemption totale des impôts à ceux qui investissent dans un film (dès sa première année de production).
Alan Parker a ajouté qu’il est aussi nécessaire d’encourager les distributeurs à investir et à acheter des films anglais.
Le deuxième point intéresse la création et le développement de nouvelles connaissances techniques en finançant ces initiatives avec les recettes de la loterie nationale, des fonds du gouvernement et avec le soutien de l’industrie même.
Le troisième point consiste à encourager les investissements dans l’industrie et dans la production cinématographique qui ont siège dans le Royaume-Uni, en offrant à l’industrie mondiale des infrastructures et des services d’avant-garde.
Ce qui pourrait être facilité par l’introduction de nouvelles normes comme : la révision des critères d’appellation de «un film anglais», la finalisation d’alliances stratégiques avec des pays hors de l’Europe comme l’Australie, l’Inde, la Corée du Sud et la Thaïlande, et en renforçant la position du Royaume-Uni au sein de la Communauté européenne.
«L’industrie cinématographique britannique n’a pas besoin de solutions rapides ou palliatives si notre intention est celle d’obtenir un succès au niveau mondial. Elle a par contre besoin d’une re-invention complète» a déclaré Alan Parker. «On se trouve à un carrefour. La situation est en train de changer et on ne peut pas se permettre de rester figés comme des statues culturelles. On peut revenir à la ‘Petite Angleterre’ ou bien passer à l’attaque avec force et sur grande échelle. C’est à nous tous de choisir».

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(Traduit de l'anglais)

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