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KARLOVY VARY 2011 Compétition / Danemark / Croatie

Room 304 en montre plus qu'il n'en dit

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Room 304 en montre plus qu'il n'en dit

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, le premier long métrage de Birgitte Stærmose, entièrement tourné dans un hôtel de Zagreb, est un drame psychologique qui en dévoile peu sur le contexte de sa trame, mais fait monter le suspense jusqu'à son bouquet final. Le film a fait son avant première mondiale en compétition au Festival de Karlovy Vary.

“Les gens sont proches ici, peut-être plus que nulle part ailleurs". C'est sur cette phrase que s'ouvre le film, tandis qu'on en entraperçoit les personnages principaux : le tenancier de l'hôtel, Kasper (Mikkael Birkkjær de The Escape), sa maîtresse et réceptionniste Nina (Stine Stengade, Flame and Citron [+lire aussi :
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), Martin le portier (David Dencik, A Soap [+lire aussi :
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), Jonas le gérant (interprété par le Suédois Magnus Krepper, de Millénium 2 [+lire aussi :
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), les blanchisseurs kosovars Agim (Luan Juha, The Albanian [+lire aussi :
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) et sa femme (la Croate Ksenija Marinković, de Just Between Us), l'hôtesse de l'air espagnole Teresa (Ariadna Gil, Pan's Labyrinth [+lire aussi :
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) et deux femmes de chambre des Philippines. On entend alors un coup de feu tandis que l'image se floute et on part à la découverte non pas de "qui est le coupable", mais de "qui a fait quoi et pourquoi" tout en éclaircissant progressivement l'origine de l'arme et le parcours qu'elle a fait.

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Bien qu'on s'intéresse à l'intrigue principale, les nombreux sous-récits (à chaque personnage se rattache au moins une histoire) sont encore plus captivants. Ils parlent avant tout de solitude, de deuil et de peine, et le style du film accentue leur dimension émotionnelle et psychologique, plus qu'il ne s'attache à l'action.

L'oeuvre, filmée dans une palette où dominent les bleus et les gris par le chef opérateur croate Igor Martinović (Man on Wire [+lire aussi :
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), avec beaucoup de plans sur des détails et de gros plans (certes un peu trop souvent floutés), crée une atmosphère onirique, soulignée par la distorsion des sons par Kristian Eidnes Andersen (Antichrist [+lire aussi :
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) et une musique discrète qui a valu à Jocelyn Pook (Eyes Wide Shut) une mention spéciale au festival tchèque. L'environnement aseptisé de l'hôtel sert de contrepoint au récit qui fait des allers-retours dans le temps écrit par Kim Fupz Aakeson (Un chic type [+lire aussi :
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) et habilement monté par Anne Østerud (Millénium [+lire aussi :
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).

Room 304 en montre plus qu'il n'en dit, c'est même sa qualité première. C'est un film accompli qui tient ses promesses, et la perte de vitesse de la fin du deuxième acte est compensée par le saisissant final.

Room 304 a été coproduit par Alphaville Pictures Copenhague ApS et la société croate Mainframe Production. Les ventes internationales du film sont gérées par LevelK.

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(Traduit de l'anglais)

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