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INDUSTRIE France

Les enjeux de la Cité du Cinéma

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- Inaugurée en fanfare, la Cité du Cinéma a tous les atouts pour attirer les productions internationales. Ne manque qu’un crédit d’impôt amélioré.

Les enjeux de la Cité du Cinéma

Inaugurée officiellement dans l’effervescence médiatique vendredi dernier, la Cité du Cinéma rêvée depuis des années par Luc Besson est désormais une réalité à Saint-Denis, aux portes de Paris. Déjà opérationnels, les neuf plateaux de tournage (de 600 à 2100 m2, financés à 50 % par EuropaCorp avec Euro Media et Quinta) ont tous les atouts pour concurrencer les grands studios britanniques et ceux des pays d’Europe de l’Est : conception ultra-moderne, proximité du centre de Paris, vivier de très grande qualité de techniciens dans la région Ile-de-France, savoir-faire français reconnu à l’échelle mondiale dans le domaine des effets spéciaux…

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Cependant, la concurrence entre studios est également une question d’incitations fiscales. Les professionnels du cinéma hexagonal prêchent donc en faveur d’un déplafonnement d’un crédit d’impôt international (limité à 4 M€ et à 20 % des dépenses du film en France), aujourd’hui insuffisamment compétitif face aux dispositifs de nombreux autres pays. Une campagne de lobbying délicate dans un climat économique national de réduction des dépenses publiques, mais qui a des arguments de croissance à faire valoir puisqu’il a été démontré que chaque euro investi en crédit d’impôt a d’excellents effets démultiplicateurs en termes d’activité économique.

Par ailleurs, la Cité du Cinéma pourrait jouer un rôle afin d’enrayer la tendance à la délocalisation des tournages de films français (lire la news). Sur son blog, Manuel Alduy (directeur du cinéma de Canal +, principal financier du 7ème art hexagonal) souligne que "l’enjeu est d’abord industriel. Trop de tournages se délocalisent à l’étranger. En particulier en Belgique et au Luxembourg. Le dumping fiscal de ces voisins est ahurissant. Et si les chaînes de télévision préachetaient moins cher ces films français qui se délocalisent ? La mesure fait froid dans le dos à quelques-uns du métier. Mais après tout, il est quand même paradoxal que notre système national, si vertueux pour financer plus ou moins complètement jusqu’à 200 films par an, soit incapable d’imaginer quelque coercition contre une telle concurrence déloyale."

Pour mémoire, au-delà des studios, la Cité du Cinéma (51 000 m2 au total) abrite notamment la prestigieuse Ecole Louis-Lumière, une Ecole de cinéma gratuite fondée par Luc Besson, un auditorium et des espaces de bureaux où de nombreuses sociétés de l’industrie cinématographique ont déjà pris leurs quartiers.

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