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BERLINALE 2013 Forum / Allemagne

Petite thérapie par l’absence dans Everyday Objects

par 

- Le premier film de l’Allemand Nicolas Wackerbarth a été présenté dans la section Forum de la 63e Berlinale

Petite thérapie par l’absence dans Everyday Objects

D’aucun seraient amenés à se méfier d’un premier film présenté par son réalisateur comme un "thriller à propos des jours où il ne se passe rien" et pourtant, Everyday Objects [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
(Halbschatten) de l’Allemand, Nicolas Wackerbarth mérite sa sélection dans la section Forum de cette 63e Berlinale. C’est un petit film maîtrisé sur la problématique du couple moderne vu à travers la relation d’une jeune femme avec, non pas l’autre personne, mais avec les choses et les individus qui lui sont associés.

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Merle (Anne Ratte-Poll) répond à l’invitation de son amant qui l’invite dans sa villa de la côte d’Azur, mais à son arrivée, elle trouve une maison désertée par son propriétaire. Il s’est précipitamment absenté pour des raisons professionnelles sans avoir daigné la prévenir. La jeune Allemande prend rapidement ses aises dans ce lieu privilégié jusqu’à l’arrivée de Emma et Felix, les enfants de son hôte qui la ramènent à son statut d’intruse. Petit à petit, merle va définir son rapport avec ces deux adolescents et en se rapprochant d’eux, elle s’éloigne progressivement de l’absent. Jusqu’à son retour...

Merle est un être moderne, décalé et égoïste. Le personnage est admirablement interprété par Anne Ratte-Poll qui — sous des faux airs de Jodie Foster — enrichit le film de sa personnalité complexe. La trentenaire lutte pour s’accorder du temps à elle même, dusse-t-elle fuir de retraite en retraite pour l’obtenir. C’est principalement avec les gens que Merle a un problème. Se rapprocher d’eux lui demande des efforts, peut-être aussi parce qu’elle n’a pas encore trouvé sa place dans la vie. Avec ce film, Wackerbarth pointe un paradoxe qui concernera beaucoup de monde. A l’instar de Merle, la plus grosse partie de notre vie se joue à l’intérieur de nous-même sans véritable possibilité d’être communiquée ou partagée avec autrui. Pourtant, nous dépensons toute notre énergie ou presque à essayer de nous rapprocher des autres qui vivent derrière des barrières physiques — le réalisateur filme toutes sortes de murs, remparts, clôtures ou chiens de garde — ou affectives.

Everyday Objects est une co-production entre l’Allemagne (unafilm) et la France (Les Films d’Antoine) vendu à l’international par Rendez-vous Pictures.

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