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VENISE 2013 Compétition

L’Amour, La Jalousie, etc…

par 

- Philippe Garrel est de retour à la Mostra avec un portrait familial qui s’inspire des relations qu’il entretenait avec son père et son fils qui joue dans le film…

L’Amour, La Jalousie, etc…

On avait quitté Philippe Garrel en petite forme à la 68e Mostra de Venise avec Un été brûlant [+lire aussi :
bande-annonce
interview : Philippe Garrel
fiche film
]
pour mieux le retrouver deux ans plus tard avec La Jalousie [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
présenté en compétition dans la sélection de Barbera. Derrière son noir et blanc cacheté cinéma d’auteur, se déploie un récit familial intimement personnel, mais néanmoins accessible. Le fils du réalisateur (Louis Garrel) interprète un personnage inspiré de Maurice Garrel, père de Philippe. Louis (Garrel) est comédien sans le sou et il décide de quitter la mère de sa fille pour vivre le grand amour désargenté avec Claudia (Anna Mouglalis), une autre comédienne sans travail qui aime Louis à sa manière et qui va là où sa personnalité trouble l’entraîne…

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Dans les rapports compliqués qu’entretiennent ces personnages entre eux et avec d’autres (la sœur de Louis Garrel, Esther, fait une apparition dans le rôle de la sœur du personnage), le sentiment de jalousie est inévitable et elle joue un certain rôle, mais le titre du film n’en est définitivement pas sa thématique principale. La Jalousie donne par contre l’occasion à Philippe Garrel de démontrer l’affection qu’il porte à son fils à travers la jeune Olga Milshtein qui joue sa propre fille avec beaucoup de cocasserie. Son personnage est certainement le plus attachant. Ses interactions avec les autres acteurs sont toujours celles qui sont chargées de la plus grande affection. Si La Jalousie est plus enthousiasmant que Un été brûlant, il est probablement inséparable de sa dimension autobiographique qui épaissit la valeur de ce qui pourrait vite ressembler à une collection d’anecdotes sans véritable intérêt. Le montage de Yann Dedet (habitué de Garrel, mais aussi partenaire des grandes années de Truffaut) et le découpage en chapitres rattrapent heureusement le cliché du noir et blanc confidentiel qui aliène un peu le film à la scène art house franco-française. La structure aide le récit qui parvient à éviter les longueurs malgré une étude des personnages limitée en profondeur.

Louis Garrel n’est pas toujours juste, mais il y a de la sincérité dans son jeu et elle le libère un peu de ses postures habituelles. Le film va un peu trop loin dans sa dernière partie (une tentative de suicide traitée bien légèrement), mais il n’a pas la prétention d’être autre chose qu’une de ces petites choses de la vie qu’il est parfois déplaisant de vivre et plus plaisant de raconter.

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