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VIENNALE 2013

À nu dans La jungla interior

par 

- Le premier film de Juan Barrero, La jungla interior est un film apparemment autobiographique qui adopte entièrement le point de vue du réalisateur et ne montre presque qu'un seul autre personnage

À nu dans La jungla interior

La jungla interior [+lire aussi :
bande-annonce
interview : Juan Barrero
fiche film
]
de l'Espagnol Juan Barrero, présenté en avant-première mondiale à la Viennale, commence sur des images aériennes de la jungle accompagnées par la voix d'un narrateur qui raconte (en danois) l'histoire d'une orchidée et d'un moustique découverts par Darwin et liés par une étrange symbiose par insémination. C'est que le personnage principal, Juan (interprété par Barrero lui-même, mais très rarement présent à l'image), va dans la jungle du Pacifique avec une équipe du National Geographic pour voir si l'orchidée et le moustique existent toujours.

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Le film revient ensuite dans la ville natale de Juan, parce que ce dernier veut montrer à sa petite amie Gala (Gala Pérez Iñesta) la maison où il a grandi. Ensemble, ils explorent ces murs qui ont vécu des temps bien difficiles, et Juan raconte à Gala des anecdotes liées au fait que sa grand-mère a caché une femme dans sa cave pendant la dictature de Franco. Gala est violoniste. Dans cette partie du film, Juan la filme souvent pendant qu'elle joue. On apprend aussi qu'il ne veut pas avoir d'enfants, au grand dam de Gala, qui malgré tout n'insiste pas. Et puis dans la jungle, après deux mois, Juan apprend qu'elle est enceinte et qu'elle va garder l'enfant.

La jungla... est comme l'étrange autobiographie partielle d'une période cruciale dans la vie du réalisateur. On n'est jamais sûr de ce qui est vrai ou pas, mais la grossesse de Gala ainsi que l'accouchement sont résolument réalistes jusqu'au moindre détail – jusqu'aux vergétures qui apparaissent sur sa peau, aux veines sur sa poitrine, à la perte des eaux... Le film est tellement cru qu'il renvoie à ceux du Dogme (il manie la caméra de la même manière, use d'une voix-off en danois...), mais plusieurs images hautement symboliques et superbement composées tranchent avec cette impression.

En 72 minutes, le réalisateur arrive à créer une tension étonnante qui amène à un bouquet final réussi : le film est presque articulé comme l'acte sexuel, à la différence près que les préliminaires n'ont rien de plaisant. La conclusion, en revanche, provoque chez le spectateur une réaction puissante presque physique.

La jungla interior a été produit par Labyrint Films. 

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(Traduit de l'anglais)

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