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ROME 2017 Alice nella Città

Blockbuster : un hommage à Michel Gondry

par 

- Ce premier long-métrage par la Française July Hygreck est truffé de références pop ou liées aux comics et de citations cinéphiliques

Blockbuster : un hommage à Michel Gondry
Charlotte Gabri et Syrus Shahidi dans Lola+Jeremy

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, projeté dans le volet Kino Panorama de la section autonome de la Fête du cinéma de Rome dédiée au cinéma jeunesse, Alice nella Città, est un premier long-métrage français par July Hygreck (sortie italienne le 9 novembre, avec Sun Film Group) qui mérite bien son titre. Cette coproduction franco-italienne entre Rosebud Entertainment Pictures et Virginie Films d’une part, Sun Film, Hermes Film et Polifemo de l’autre, est interprétée par Charlotte Gabri (Estelle dans Babysitting [+lire aussi :
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) et Syrus Shahidi. Apparaissent également dans leur propre rôle trois figures intéressantes : le réalisateur Michel Gondry, le musicien Manu Katché (longtemps compère de Peter Gabriel) et le rappeur Youssoupha.

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L’intrigue est du reste assez "à la Gondry" : Jeremy, 27 ans, est designer graphique et dirige avec son ami Mathias l’agence “Cherche Alibi Désespérément”, qui fournit de faux alibis en fournissant de faux devis et reçus datés aux hommes infidèles. Lola, 25 ans, travaille dans un magasin de bandes dessinées. Elle est fan de superhéros et des films de Michel Gondry, surtout Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qu’elle ne se lasse pas de voir et revoir. Le film de Hygreck commence par une vidéo des deux personnages – car Lola et Jeremy ont décidé d’immortaliser chaque instant de leur relation en créant une sorte de carnet de bord vidéo qu’ils pourront reparcourir dix ans plus tard.

Sauf qu’il est dangereux d’être trop curieux. En reregardant des vidéos, Lola en trouve qui datent d’avant qu’elle ne rencontre Jeremy, et elle ne résiste pas à la tentation de les regarder seule. De vidéo en vidéo, elle découvre une chose qu’elle n’aurait jamais dû savoir : l’une d’elle montre Jeremy et ses amis en train d’imaginer de séduire une fille et de l’amener à accepter de filmer un journal intime donnant l’impression de représenter un couple amoureux. Blessée, Lola quitte Jeremy. En vérité, le jeune homme réalisait ce journal vidéo pour son père, malade terminal et alité dans une chambre d’hôpital. Désespéré, Jeremy décide de réunir un groupe d’insolites superhéros qui kidnappent des gens connus, avec comme récompense Lola.

La pop culture, les comics, les citations cinéphiliques et les réseaux sociaux sont très présents dans le film, qui s’adresse à un public large allant des adolescents aux trentenaires – il a d’ailleurs pris son élan grâce à la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank. Parmi les influences que Hygreck mentionne, on trouve Final Cut de Dominic Anciano et Ray Burdis (avec Jude Law), Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry, 500 Days of Summer de Marc WebbLe Bal des actrices [+lire aussi :
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de Maïwenn et 2 Days in Paris [+lire aussi :
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interview : Christophe Mazodier
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de Julie Delpy. July Hygreck passe d’un journal vidéo délibérément “crade” (qui dégage quelque chose de l’ambiance des films d’horreur found footage, où l’histoire part de vidéos amateurs retrouvées) à la propreté stylistique de la “vraie vie” et à des accents proches du cinéma classique, le tout voilé par un filtre qui donne l’impression que le film a été tourné sur pellicule.

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