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SAN SEBASTIAN 2018 Séances spéciales

Critique : Tiempo después

par 

- SAN SEBASTIAN 2018 : Le maître José Luis Cuerda réinvente le genre de l'anti-utopie en lui apposant sa signature inimitable : son humour surréaliste, absurde, critique et désopilante

Critique : Tiempo después

Les grands de la comédie espagnole, d'Arturo Valls jusqu'à la troupe de Joaquín Reyes et même Andreu Buenafuente, ont soutenu le nouveau film du maestro José Luis Cuerda : Tiempo después [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, une fantaisie débridée, absurde, critique et vraiment désopilante qui réinvente l'anti-utopie futuriste en l'attirant sur le terrain surréaliste de l'inoubliable film culte du même cinéaste, Amanece que no es poco. Le film, présenté hors-compétition au 66e Festival de San Sebastian, ne va pas décevoir ses fans, car c'est une succession de gags, de dialogues brillants, et d'autres ingrédients inimaginables qui font que l'oeuvre ne manque pas de captiver par son naturel absolument martien, sans pareil dans le cinéma actuel.

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L'action du film se déroule dans un gratte-ciel, le seul qui reste encore debout dans un futur lointain. Il est habité par des êtres humains aussi stupides que nous. C'est là que vivent les gens qui ont un travail, ceux qui ont un bureau, et des autorités civiles et spirituelles. Il règne sur ce monde un ordre apparent, et un monarque tout droit sorti d'un jeu de cartes. Au-dehors, dans la forêt, les pauvres sont entassés dans des taudis. Sans emploi, ils ont été chassés du collectif capitaliste : ils représentent le chaos. Les choses se compliquent quand un de ces parias en guenilles tente de renverser l'ordre mondial établi.

Le réalisateur, lauréat de deux Goya, déploie ici tout son talent pour la provocation, grâce à ces dialogues qui ont été une école pour ses disciples (comme la troupe de Muchachada nui). Il s'en prend à tout : la monarchie, les bureaucrates, l'Église et même la jeunesse, endormie, apathique et en rien rebelle. À travers des jeux de mots difficiles à traduire et un intense enchaînement de sketches qui sont la colonne vertébrale des anecdotes interprétées par chacun des personnages, et prouvent qu'à 71 ans, Cuerda a conservé son énergie et son esprit punk, il frappe fort, fait rire, mais exprime tout de même beaucoup d'affection avec le genre humain... qui n'a toujours pas trouvé de remède.

Tiempo después, un film choral interprété par Blanca Suarez, Roberto Alamo, Arturo Valls, Miguel Rellán, Manolo Solo, Antonio de la Torre, Carlos Areces, Maria Ballesteros, Secun de la Rosa, Andreu Buenafuente, Berto Romero, Daniel Pérez Prada, Raúl Cimas, Joaquín Reyes, Estefania de los Santos et Nerea Camacho, est une coproduction entre l'Espagne et le Portugal qui a réuni les efforts de l'AIE, de Polvora Films, Estela Films, Atresmedia Cine, El Terrat, Lanube Películas et de Planar Gestaó 8, avec la participation d'Atresmedia, Canal Sur, CMM et Movistar+, et avec le soutien de l'ICAA, de la Fundación Impulsa et de la Junte des Communautés de Castille-La Manche. 

Le film va sortir en Espagne le 28 décembre, distribué par Entertainment One. Les ventes internationales de Tiempo después sont gérées par Filmsharks.

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(Traduit de l'espagnol)

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