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FILMS / REVIEWS Italie

Critique : 18 regali

par 

- À partir de la véritable histoire d'Elisa Girotto, une mère qui a laissé à sa fille un cadeau pour chacun de ses futurs anniversaires, Francesco Amato réalise une émouvante aventure métaphysique

Critique : 18 regali
Benedetta Porcaroli (ainsi qu'Edoardo Leo et Vittoria Puccini au second plan) dans 18 regali

Quand l’histoire d’Elisa Girotto a été divulguée dans la presse et sur le web, elle a fait le tour du monde et attiré l’attention de nombreuses sociétés de production étrangères, parce qu’une histoire aussi belle et émouvante ne pouvait pas ne pas devenir un film. Mais c’est à Francesco Amato (Lasciati andare [+lire aussi :
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) que le mari d’Elisa, Alessio Vicenzotto, a finalement décidé de confier le récit sur grand écran de l’extraordinaire parabole de sa femme qui, enceinte, a découvert qu’elle avait une maladie incurable et sachant qu’elle ne pourrait pas voir sa fille grandir, a décidé de l’accompagner jusqu’à sa majorité en lui laissant un cadeau pour chaque anniversaire. C’est ainsi qu’est né 18 regali [+lire aussi :
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, au scénario duquel Vincenzotto a collaboré. C'est un drame bouleversant, mais aussi une extraordinaire célébration de la vie, qui réinvente le fait divers et imagine la rencontre entre cette mère et sa fille, dans une sorte de troisième dimension où présent et passé sont contemporains.

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Peggy Sue s'est mariée et Retour vers le futur font partie des références immédiates de ce film, qui renvoie à la province américaine même au niveau de ses décors, un quartier formé d'innombrables petites maisons unifamiliales avec jardinet d’où la jeune héroïne voudrait simplement s’échapper. Anna (Benedetta Porcaroli, la star de la série Netflix Baby) vit le jour de son anniversaire comme un traumatisme, parce qu’il correspond à l’anniversaire de la mort de sa mère, et parce que ces cadeaux qu'elle lui a laissés pour qu’elle les ouvre chaque année sont devenus une présence encombrante. Le jour de son 18e anniversaire, elle refuse donc d’ouvrir le dernier paquet et, après une dispute avec son père Alessio (Edoardo Leo, en ce moment également à l'affiche dans La Dea Fortuna [+lire aussi :
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de Ferzan Ozpetek), quitte la maison furieuse et se fait renverser par une voiture. C’est à ce moment que se produit le revirement du film : Anna se retrouve catapultée en 2001 et c'est justement Elisa (Vittoria Puccini - Baciami ancora [+lire aussi :
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) qui va la secourir, le jour même où elle apprend qu'elle est gravement malade.

Après la confusion initiale, Anna décide ainsi de s’introduire dans la maison et dans la vie d’Elisa (qui ignore de son côté qui est en réalité cette mystérieuse jeune fille) pour connaître enfin sa mère et rester à ses côtés jusqu’au jour de l’accouchement. Bien qu'elles aient des caractères complètement différents, les deux femmes se lient. Anna peut finalement se confronter avec sa mère en tant qu'adolescente typique qu’elle est, alternant accès d’affection et de rage, et elle semble enfin accepter son absence ; Elisa apprend que la vie des enfants ne peut être programmée que jusqu’à un certain point, et qu’il faut les laisser marcher de leurs propres jambes. Le tout dans un crescendo émotionnel qui ne cache pas les larmes et le désespoir progressif des personnages à l’approche du triste épilogue, mais parvient tout de même à rester respectueux de l’histoire originale sans tomber dans le chantage affectif ou le pathos. Le scénario, signé par Amato, Vicenzotto, Massimo Gaudioso et Davide Lantieri, est solide et l’histoire parle de sentiments tellement universels qu’on ne serait pas surpris qu'elle soit rachetée à l’étranger aux fins d'en faire des remakes.

18 regali, produit par Lucky Red avec 3 Marys Entertainment et Rai Cinema, va sortir dans les salles italiennes le 2 janvier, avec Vision Distribution.

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(Traduit de l'italien)

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