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CANNES 2020

Le Festival de Cannes s’explique

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- L’équipe du Festival de Cannes a publié un très instructif ensemble de réflexions et de précisions sur un éventuel report de la 73e édition au début de l’été

Le Festival de Cannes s’explique
(© FDC)

Une semaine après que le Festival de Cannes se soit résolu à renoncer aux dates  initialement prévues (du 12 au 23 mai) pour sa 73e édition et à envisager un report, à Cannes, fin juin – début juillet en fonction de "l’évolution de la situation sanitaire française et internationale" (lire la news et l’article sur les réactions des professionnels), la manifestation a publié jeudi 26 mars sur son site toute une série d’explications et de précisions.

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Sur la question du choix de ne pas annuler tout simplement l’édition 2020, l’équipe du Festival de Cannes avance qu’"un report sera peut-être, nous disons bien "peut-être" possible, tout en soulignant que "nul ne connaît l’avenir proche". "Il ne s’agit pas de "tenir bon", mais d’analyser la situation avec lucidité et responsabilité. Nous agissons dans la perspective d’un report, s’il se révèle possible. Si ça n’est pas le cas, nous l’accepterons" précise le texte.

Tout en plaçant évidemment en priorité la solidarité générale nécessaire dans le contexte de la crise sanitaire (il est "dérisoire de se pencher avec fébrilité sur les dates d’une manifestation culturelle quand le monde entier vit des heures douloureuses") dont l’évolution dictera la possibilité d’investir la Croisette fin juin – début juillet ("in fine, ce sont les instances publiques - ministère de la Santé, ministère de l’Intérieur, préfecture des Alpes-Maritimes, mairie de Cannes - qui nous donneront le feu vert, comme elles nous ont autorisés à annoncer un possible report"), le Festival de Cannes admet qu’on puisse penser qu’il est illusoire d’envisager que l’édition 2020 puisse se tenir au début de l’été, "mais on ne saurait l’affirmer tant que l’évidence n ‘obligera pas à y renoncer.

"A en croire l’équipe du Festival, l’espoir de voir se dérouler l’édition 2020 ne repose désormais que sur cette possibilité d’un report au début de l’été ("nous avons choisi de nous positionner fin juin car au-delà ce n’est pas envisageable") qui redonnerait de l’oxygène à toute l’industrie cinématographique mondiale. Car "si Cannes est essentiellement célèbre pour sa dimension artistique et médiatique, il joue un rôle primordial dans l’économie du cinéma mondial. Quand la décision d’annuler sa tenue en mai a été prise, l’ensemble des acteurs de la filière nous a demandé de ne pas renoncer à l’organiser. Nous avons décidé, après une rapide et large consultation nationale et internationale, qu’il fallait étudier toutes les pistes permettant un report plutôt qu’une annulation pure et simple. C’est valable pour tout le Festival, dont son Marché du Film (…) Quand viendra le moment où il faudra remonter la pente tous ensemble, accueillir des festivaliers, montrer des films, rouvrir les salles du monde entier, retrouver les artistes, les journalistes, les professionnels, accueillir ceux pour qui voir la création, la distribution, l’exploitation, la distribution, est important, le Festival devra être prêt."

Sur le plan pratique, même si "donner des dates précises n’est évidemment pas encore possible", l’équipe du Festival de Cannes (dont les comités de sélection poursuivent normalement leur travail) a précisé que "la traditionnelle conférence de presse n’aura pas lieu le 16 avril. Si le Festival est confirmé pour fin juin ou début juillet, elle aura lieu un mois avant à Paris, à une date qui reste à définir." A noter aussi que le délai d’inscription des films est prolongé d’un mois avec une nouvelle date-butoir qui sera précisée ultérieurement et ira sans doute jusqu’à fin mai.

Ces explications, réflexions et précisions ont été publiées à point nommé alors que l’ensemble du secteur cinématographique bruisse de spéculations et de rumeurs sur un avenir encore imprévisible et sur les différentes options que soupèserait l’équipe cannoise, des plans cependant totalement tributaires de l’évolution épidémique en France, mais aussi dans le monde (quid également des festivals de Karlovy Vary, Locarno, Venise, Telluride et Toronto ?) et de ses conséquences économiques (quels partenaires pourront investir et à quelle hauteur si les festivals réussissent à se dérouler ? Les voyages internationaux et les rassemblements seront-ils autorisés et avec quelle jauge ? etc.) et psychologiques. Affaire à suivre…

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