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PRODUCTION / FINANCEMENT Suisse

Lorenzo Valmontone et Thomas Szczepanski sont en post-production sur Aya

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- Ce premier long-métrage par le duo formé par Lorenzo Valmontone et Thomas Szczepanski rend hommage à l’humain à travers le thème de l’exil

Lorenzo Valmontone et Thomas Szczepanski sont en post-production sur Aya
Une image promotionnelle pour Aya

Malgré la situation actuelle, qui n'est certainement pas simple, causée par la pandémie du Covid-19, les réalisateurs Lorenzo Valmontone et Thomas Szczepanski sont parvenus à terminer le tournage de leur premier long-métrage à quatre mains, le touchant Aya. Le film, dont les auteurs sont actuellement en quête de financements qui leur permettront de finaliser la post-production ainsi que d’un distributeur, s'annonce comme un récit fort qui ouvre les yeux sur un monde tristement relégué dans les marges, où l’humain se teinte de poésie et de solidarité.

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Lorenzo Valmontone s’est fait connaître du public international grâce à l'émouvant documentaire Jumping the Shadows [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
, tourné en duo avec le réalisateur Steven Blatten et sélectionné en 2015 à Visions du réel, puis aux Journées de Soleure 2016. Dans Jumping the Shadows, Valmontone mettait déjà en scène un personnage empreint d’une humanité à fleur de peau, magnifiquement atypique et bouleversant de vérité. Avec leur documentaire Aya, produit par la jeune maison de production genevoise Take Time Films, Lorenzo Valmontone et Thomas Szczepanski (L’Inclinaison des chapeaux [+lire aussi :
critique
fiche film
]
) continuent dans la même lignée en mettant cette fois en scène, avec courage et sincérité, des personnages marginaux que la société, comme c'était le cas dans Jumping the Shadows, préfère ignorer parce qu’ils sont à des années-lumière du glamour illusoire qu'elle aime glorifier.

Aya est l’histoire de deux personnages à la dérive, Aya et Zimako, qui cherchent à survivre, entre espoir et fatalité. La ville de Calais est la toile de fond de leur existence. C’est un no man’s land où crise des migrants et mal-être social règnent en souverains. Aya, tourné dans l’urgence, nous met à face à une vérité inconfortable, le revers de la médaille d’une société qui préfère enterrer ses problèmes sous le sable. Calais se transforme, à travers la caméra des réalisateurs, en un village fantôme qui rappelle le Far-West, un lieu où le temps n'existe pas, habité par une humanité fantôme qui ne peut se permettre le luxe de rêver d'un avenir meilleur, emprisonnée qu’elle est dans un présent marqué par la lutte pour survivre.

Dominée par la présence visible/invisible des migrants, par un vent qui n'accorde aucune trêve et par d’improbables touristes qui semblent être arrivés là par hasard, Calais se transforme en un univers parallèle dont il est impossible de s'échapper. Dans la périphérie de ce décor apocalyptique s'élèvent avec violence les tours de la ZUP Beau-Marais, une sorte de monstre de ciment au corps menaçant. C’est là que vivent Lydia, une cinquantenaire à la personnalité à fleur de peau, et Zimako, un immigré clandestin togolais qui a trouvé refuge chez elle. Entre quotidien et lutte pour survivre, Lydia et Zimako se dévoilent petit à petit devant la caméra, racontant leurs vies sans censure, la glorifiant dans toute sa cruelle beauté. Valmontone et Szczepanski parviennent à capturer la lumière qui se cache dans l’obscurité de deux existences marquées par un passé impitoyable et un futur pour le moins incertain. Dans ce lieu en marge de la société, poétique et débordant de sincérité, notre duo de réalisateurs capture la vie dans toute sa paradoxale vérité, à la fois fragile et grandiose, cruelle et bienveillante.

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(Traduit de l'italien)

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