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FILMS / CRITIQUES République tchèque

Critique : Wolves at the Borders

par 

- Ce film de Martin Páv, nominé pour la Sélection Doc Alliance, parle de loups et d'hommes

Critique : Wolves at the Borders

Wolves at the Borders [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
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de Martin Páv, récemment choisi parmi la Selection Doc Alliance du Festival de Jihlava, après avoir décroché une mention spéciale dans sa compétition Czech Joy, dépeint de gros problèmes qui surviennent dans une petite ville, quand les habitants de la région tchèque de Broumov sont confrontés au fait que bien que les loups aient été exterminés il y a plus de deux siècles, ils sont de retour, baby. Et ils ne sont "plus timides comme avant".

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Ainsi, l'heure est au combat, car les fermiers locaux se heurtent aux écologistes sur les solutions possibles au problème, et la menace d’une nouvelle sécheresse par dessus le marché n'aide en rien à calmer les esprits. "Si vous voulez vivre dans la nature sauvage, allez en Alaska", crie un homme désespéré de protéger son bétail de nouveaux intrus, et de se prémunir lui-même de dépenses additionnelles. Mais Páv a ici l'intelligence de ne pas le dépeindre, lui ou les autres qui sont de son côté, simplement comme "les salauds qui font du mal aux loups". Il les laisse se défouler, il écoute et, on le suppose, hoche la tête d'un air compréhensif, parvenant ainsi à composer un tableau plutôt complexe sur cette petite communauté, le genre de communauté où tous les gens sont gentils jusqu'à ce qu'ils cessent de l'être.

Comme ils font aussi face à d'autres problèmes, auxquels le film fait allusion, on a presque l'impression que certains accueillent ce nouveau combat comme une distraction qui tombe bien – une distraction qu'ils peuvent contrôler, contrairement à la pluie, et donc qui fait qu'ils se sentent de nouveau forts. Quelques parallèles sont vaguement tracés avec la réaction des gens aux réfugiés, il est fait mention de la religion (qui a joué un rôle capital pour que la région ne soit plus vue comme "le territoire de la Bête"), mais ces éléments vont et viennent. Ce qui reste, c’est une conviction grandissante qu'au lieu de se mettre au travail pour déterminer ensemble quelles sont les meilleures solutions, les gens continuent de préférer leur fusil – et dans certains cas, c'est à prendre très littéralement.

Pour ce qui est des animaux eux-mêmes, ils restent sagement à distance, quoiqu’occasionnellement, un groupe de randonneurs a la chance de pouvoir constater qu’ils aiment jouer avec des bouteilles de plastique pour améliorer leur talent de chasseurs et s'émerveille de leur beauté, captée par des caméras placées en forêt. Mais ça fait partie du problème, argue la foule menée par le maire, avec son chapeau de cowboy, tandis qu'ils préparent une action en justice contre l’État. Quand le reste du monde (ou juste Prague) regarde les loups sur ses écrans, tout en discutant de l’importance de rétablir l’équilibre naturel, c’est eux qui doivent gérer les conséquences de ces confrontations et oui, les cordons de la bourse sont serrés en ce moment. Il y a beaucoup d'affection dans ce film, où les conflits se règlent souvent devant quelques bières et où la plupart des gens semblent réellement s’apprécier entre eux, mais il ne leur faut pas longtemps non plus pour allumer des brasiers pour se faire entendre. L'impression est que tout nouvel arrivant qui se présentera dans cette zone frontière ne sera jamais vraiment bien accueilli.

Wolves at the Borders a été produit par Frame Films.

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(Traduit de l'anglais)

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