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PRODUCTION / FINANCEMENT Luxembourg / Pays-Bas / Allemagne

Désirée Nosbusch prépare son premier long de fiction comme réalisatrice, Poison

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- L’actrice et réalisatrice, agissant également comme productrice déléguée, travaille sur une adaptation de la pièce éponyme de Lot Vekemans

Désirée Nosbusch prépare son premier long de fiction comme réalisatrice, Poison
L’actrice et réalisatrice Désirée Nosbusch (© Sina Goertz)

Figure incontournable de la scène culturelle et médiatique au Luxembourg, la comédienne Désirée Nosbusch, 56 ans, connait depuis peu un second souffle. De son propre aveu, celle qui a débuté comme animatrice à la télévision en Allemagne, en France et en Belgique dans les années 80, n’a jamais participé à autant de projets qu’aujourd’hui.

Son implication dans la série Bad Banks (2018-2020), sur les pratiques amorales du monde de la finance, y est pour beaucoup. Nombreux sont en effet ceux qui l’ont découvert sous les traits de Christelle Leblanc, une banquière inébranlable qu’elle interprète impeccablement dans les deux premières saisons diffusées sur Arte et ZDF. En 2019, Nosbusch est apparue en sosie de Loïs Lane dans la comédie parodique de superhéros, Superchamp Returns [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
, énorme succès au box-office luxembourgeois. Et dans un autre registre, la comédienne figure au casting de Capitani, la première série produite au Luxembourg à connaître une diffusion simultanée de grande ampleur suite à son achat par Netflix qui l’a rendu accessible à travers 190 pays. L’actrice y interprète une policière froide et déterminée qui enquête sur son collègue, le Capitaine Capitani.

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Il y a vingt ans, Désirée Nosbusch faisait un premier pas très remarqué comme réalisatrice avec son court-métrage Ice Cream Sundae (2001). En 2014, elle a également signé le documentaire Succès Fox, sur la vie du comédien Fernand Fox et à travers lui l’évolution du théâtre luxembourgeois. Mais avec Poison, dont le tournage devrait débuter en août 2021, Nosbusch compte bien faire un pas supplémentaire en tant que cinéaste. Ce premier long-métrage de fiction s’inspire de la pièce éponyme écrite par Lot Vekemans, l'un des dramaturges contemporains les plus renommés des Pays-Bas. Reconnue pour son génie poétique, la pièce a remporté un succès considérable et fut traduite en plus de 15 langues.

Poison raconte les retrouvailles émouvantes d’un homme et d’une femme dix ans après que leur enfant ait été tué dans un accident de voiture. Celles-ci ont lieu dans un cimetière, alors que le corps du fils doit être exhumé, des toxines s’étant infiltrées dans le sol où il est enterré…

La réalisatrice confie être fascinée par cette histoire qu’elle entrevoit comme "une méditation sur les circonstances complexes qui déterminent et guident nos vies : la perte, le chagrin, la dépendance, la solitude, l'amour, la culpabilité, le hasard, la vengeance, l'engagement, la foi, l'espoir et la rédemption." Les existences des protagonistes sont ainsi suspendues suite à la douleur soudaine provoquée par une perte immense. Dans ses notes d’intention, Désirée Nosbusch (qui a déjà elle-même interprétée la mère, Édith, sur les planches) précise vouloir justement illustrer l’évolution compliquée de l’ex-couple, placé sous la contrainte de devoir malgré tout continuer à vivre. "Cette histoire m'a profondément touchée et ne m'a jamais quittée depuis."

Sur le plan artistique, la productrice Alexandra Hoesdorff avoue avoir été séduite par la forme du récit qui repose quasi-exclusivement sur deux personnages dialoguant dans un cimetière : "C’est un projet original, en marge de ce que le marché propose actuellement. C’est aussi un long-métrage important pour Deal Productions car il est d’origine et majoritairement luxembourgeois, développé depuis le Grand-Duché sur plusieurs années. J’y suis aussi très attachée car ce sera le premier film de fiction réalisé par Désirée avec qui j’ai fondé la compagnie en 2011."

Fort d’un budget de 4 millions d’euros, Poison est financé par le Luxembourg (73%, via Alexandra Hoesdorff de Deal Productions), la Hollande (17%, Petra Goedings de Phanta Film) et l’Allemagne (10%, Michael Lehmann de Studio Hamburg Letterbox). Parmi les financeurs publics, le Film Fund Luxembourg a confirmé une contribution de 2,700,000 €. La livraison finale est prévue pour 2022. Les noms des deux comédiens principaux seront dévoilés prochainement.

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