PRODUCTION / FINANCEMENT France
Tournage terminé pour L’espèce explosive de Sarah Arnold
par Fabien Lemercier
- Jean-Louis Coulloc’h, Alexis Manenti et Ella Rumpf en tête d’affiche du premier long de la cinéaste française, produit par 5 à 7 Films

Démarré le 22 septembre en région Grand Est, le tournage de L’espèce explosive, le premier long métrage de Sarah Arnold, vient de se terminer. Remarquée avec ses courts métrages, notamment Parades (en compétition nationale à Locarno en 2017 et à Clermont-Ferrand en 2018) et Totems (Léopard d’or de la compétition nationale à Locarno en 2014), la cinéaste d’origine italo-suisse a réuni en tête d’affiche Jean-Louis Coulloc’h (nommé au César 2007 du meilleur espoir pour Lady Chatterley, apprécié récemment entre autres dans Dalva et La Fracture), Alexis Manenti (César 2020 du meilleur espoir pour Les Misérables, l’an prochain dans Du fioul dans les artères) et Ella Rumpf (César du meilleur espoir et Lumière de la révélation en 2024 pour Le théorème de Marguerite, cette année dans Des preuves d’amour et Coutures).
Sont également de la partie Vincent Dedienne (récemment dans Les pistolets en plastique), Xavier de Guillebon (récemment dans Niki et Le Comte de Monte-Cristo), Pascal Rénéric (Ari), Bertrand Belin (Le roman de Jim), Thierry Godard (les séries Engrenages et Coeurs noirs) et Jacques Develay (nommé au César 2025 du meilleur second rôle pour Miséricorde).
Écrit par la réalisatrice, en collaboration avec Jérémie Dubois, Olivier Seror, Romain Winkler et Mehdi Ben Attia, le scénario plonge dans la campagne du Nord-Est de la France. Les sangliers qui ravagent les cultures provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun, céréalier en faillite, lutte pour maintenir sa ferme à flot. Quand un notable du coin le pousse à bout, il déraille et disparaît. Un an plus tard, Fulda, un gendarme corse muté dans la région pour raisons disciplinaires, mène l’enquête. Entre intuitions fulgurantes et ratés spectaculaires, ses méthodes approximatives le mènent sur la piste des Attilas, des sangliers aux dimensions hors normes. Mais sa récente rupture amoureuse et la vodka dans laquelle flotte son cerveau n’aident pas. Heureusement, il y a Stéphane, la nouvelle psy de la gendarmerie : elle est là pour mettre un peu d’ordre dans son chaos — à moins que ce ne soit l’inverse ?
L’espèce explosive est produit par Helen Olive et Martin Bertier pour 5 à 7 Films et coproduit par France 3 Cinéma. Préacheté par Canal+, Ciné+ OCS et France Télévisions, le long métrage bénéficie également du soutien de l’avance sur recettes du CNC, de la région Grand Est (où se sont déroulés les six semaines de tournage), de Ubik and Co, et des Sofica Cofinova, Cinémage et Sansofica. La direction de la photographie est assurée par Noé Bach (Diamant brut, Animalia) et la musique sera composée par Florencia Di Concilio (nommée au Lumière 2021 de sa spécialité pour Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary). La sortie dans les salles françaises sera pilotée par Pan Distribution, les ventes internationales étant encore en négociations.
Pour mémoire, 5 à 7 Films compte récemment à son actif le documentaire Fantaisie de Isabel Pagliai (prix du meilleur premier film au FIDMarseille 2025).
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