Cinq films français à plus d’un million d’entrées dans l’Hexagone en 2025
par Fabien Lemercier
- Avec 156,79 millions de spectateurs l’an dernier, les salles françaises enregistrent un résultat décevant, même si elles restent de loin le premier marché européen

C’est une année 2025 en demi-teinte (pour ne pas dire un peu déprimante) pour les salles de cinéma en France qu’ont dévoilé les estimations du CNC. Avec 156,79 millions d’entrées, la fréquentation a baissé de 13,4% par rapport à l’année précédente avec seulement deux mois (janvier et décembre) très légèrement en positif.
Il s‘agit du niveau annuel de spectateurs le plus faible depuis 1999, si l’on excepte la période pandémique 2020-2022, ce qui a douché les espoirs de retour à la normale post-Covid suscités par les scores de 2023 et 2024 (autour des 180 millions). Une contre-performance 2025 qui suscite des réactions contrastées, les uns l’expliquant par un simple déficit en films fédérateurs américains et français, les autres par une offre trop abondante en salles brouillant les repères des spectateurs potentiels dans un contexte général de concurrence aigue des contenus (plateformes de streaming, YouTube, etc.) et de tensions sur le pouvoir d’achat (le débat sur le prix élevé des places étant notamment soigneusement occulté par des salles en proie à de nombreuses difficultés : coûts énergétiques, loyers, etc.). Une chose est néanmoins sûre : globalement, tous les types de films ont sous-performé en 2025. Reste à savoir s’il s’agit d’un trou d’air conjoncturel ou du démarrage d’une tendance de fond.
En guise de consolation, il faut souligner que la France demeure le pilier européen du cinéma en salle puisque l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont terminé 2025 respectivement à 85, 68 et 65 millions d’entrées estimées. Et avec 37,7%, la part de marché du cinéma français sur son propre territoire reste plus qu’enviable et témoigne d’une très riche diversité d’œuvres locales, les films américains ayant représenté pour leur part 35,8 % des entrées dans l’Hexagone l’an dernier et les longs métrages du reste du monde 26,5%.
Les blockbusters américains ont dominé les hauteurs du box-office 2025 en France avec neuf titres dans le top 10 dont sur le podium Zootopie 2 (6,54 millions d’entrées), Lilo & Stitch (5,16 millions) et Avatar, la voie de l’eau (5,05 millions en 15 jours). Un seul film français nuance cette hégémonie avec à la 6e place de la comédie God Save The Tuche de Jean-Paul Rouve (2,99 millions d’entrées).
Quatre autres films français (contre 10 au total l’année précédente) ont passé le cap du million d’entrées : Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film] de Ken Scott (1,5 million), Un ours dans le Jura de Franck Dubosc (1,47 million), Chien 51 [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film] de Cédric Jimenez (1,38) et Kaamelott – Deuxième volet (partie 1) d’Alexandre Astier (1,02).
18 films français pointent entre 500 000 et 1 million d’entrées, une tranche devenue synonyme de succès alors qu’elle n’était considérée auparavant que comme un niveau de performance très honorable : Les Bodin’s partent en vrille de Frédéric Forestier (955 000 entrées), La Venue de l’avenir [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Cédric Klapisch
fiche film] de Cédric Klapisch (911 000), La femme la plus riche du monde [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Thierry Klifa
fiche film] de Thierry Klifa (907 000), C’était mieux demain de Vinciane Millereau (888 000), Chasse gardée 2 d’Antonin Fourlon et Frédéric Forestier (820 000), L’Attachement [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Carine Tardieu
fiche film] de Carine Tardieu (779 000), L’Étranger [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : François Ozon
fiche film] de François Ozon (752 000), T’as pas changé de Jérôme Commandeur (724 000), Y’a pas de réseau d’Édouard Pluvieux (705 000), Partir un jour [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film] d’Amélie Bonnin (651 000), Dracula de Luc Besson (651 000), Dossier 137 [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Dominik Moll
interview : Dominik Moll
fiche film] de Dominik Moll (640 000), Vie privée [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film] de Rebecca Zlotowski (611 000), Moon le panda [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film] de Gilles de Maistre (573 000), À bicyclette ! de Mathias Mlekuz (549 000), Les Condés [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film] de Nordine Salhi et Ryad Luc Montel (525 000), Doux Jésus de Frédéric Quiring (511 000) et On ira de Enya Baroux (502 000). Le tout sans oublier le candidat français à l’Oscar Un simple accident [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Jafar Panahi
fiche film] de l’Iranien Jafar Panahi (668 000).
À signaler aussi les scores de Zion de Nelson Foix (472 000), Jouer avec le feu [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Delphine et Muriel Coulin
fiche film] de Delphine et Muriel Coulin (466 000), du documentaire Sacré Cœur (465 000), du film d’animation Arco [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Ugo Bienvenu
fiche film] de Ugo Bienvenu (449 000), de La Petite Dernière [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Hafsia Herzi
fiche film] de Hafsia Herzi (399 000), de L’Accident de piano [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Quentin Dupieux
fiche film] de Quentin Dupieux (387 000) et du documentaire Le Chant des Forêts [+lire aussi :
critique
interview : Vincent Munier
fiche film] de Vincent Munier (381 000 en 15 jours).
Du côté des films européens se sont distingué les titres britanniques Paddington au Pérou [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film] de Dougal Wilson (1,85 millions de spectateurs), Bridget Jones : folle de lui de Michael Morris (910 000), 28 ans après [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film] de Danny Boyle (532 000), Downton Abbey III : le grand final de Simon Curtis (518 000) et The Brutalist [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film] de l’Américain Brady Corbet (489 000), mais également les longs métrages d’animation allemands Hopper et le Secret de la Marmotte de Benjamin Mousquet (840 000) et Super Grand Prix de Waldemar Fast (439 000), le primé cannois Sirāt [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Óliver Laxe
fiche film] de l‘Espagnol Oliver Laxe (713 000), La Chambre d’à côté [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film] de son compatriote Pedro Almodovar (609 000), et Valeur sentimentale [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Joachim Trier
fiche film] du Norvégien Joachim Trier (424 000).
Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.















