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PRODUCTION / FINANCEMENT Belgique / Italie / Allemagne

C’est dans la boite pour The Man Who Could Have Changed the World d’Anne Paulicevich

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- La cinéaste belge vient d’achever le tournage entre la Belgique, l’Italie et l’Allemagne d’un ambitieux film historique aux accents de comédie noire à la résonance contemporaine

C’est dans la boite pour The Man Who Could Have Changed the World d’Anne Paulicevich
Elio Germano devant La Vénus d’Urbin du Titien (Galerie des Offices, avec l’autorisation du Ministère de la Culture italien) dans The Man Who Could Have Changed the World

La cinéaste belge Anne Paulicevich est actuellement en plein montage de The Man Who Could Have Changed the World, qui raconte l’histoire d’un archéologue qui sert de guide touristique à Mussolini et Hitler lors d’une visite de ce dernier en Italie. Politiquement opposé aux idées des deux dirigeants, il va devoir résoudre les conflits intérieurs (et pas que) qui l’animent. A l’aube de la guerre, doit-on, peut-on résister ? Et comment ? Un film historique, en allemand et en italien, réalisé par une cinéaste francophone (scénariste de Tango Libre [+lire aussi :
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de Frédéric Fonteyne, Prix Spécial du Jury à Venise Orizzonti, et co-réalisatrice avec lui de Filles de joie [+lire aussi :
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), coproduit entre la Belgique, l’Italie et l’Allemagne.

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Autant dire que les enjeux sont élevés pour Versus Production, la société liégeoise qui a développé le projet. "Il est clair que ce film représente un défi de taille," explique le producteur Jacques-Henri Bronckart. "On a d’abord beaucoup travaillé le scénario. Le film se passe juste avant la seconde guerre mondiale, à un moment charnière du point de vue de l’Histoire, mais dont on ne sait pas tant de choses que ça. En cette année 1938, l’Italie et l’Allemagne étaient sur le point de faire alliance, et Mussolini a effectivement reçu Hitler pour une visite d’état de 4 jours. Anne Paulicevich a fait de nombreuses recherches, a travaillé avec des historiens, elle a aussi eu accès aux archives personnelles de Bandinelli, le fameux guide, qui a vraiment existé. Et puis elle a imaginé comment il aurait pu agir, dans un monde parallèle. L’idée est de faire une sorte de comédie noire, malgré la dimension dramatique du sujet. Il fallait trouver l’équilibre subtil entre le film d’époque, le ton spécifique du projet, et la charge politique que le récit peut avoir aujourd’hui. Cela fait plus de sept ans que l’on développe ce projet, et le monde a drastiquement évolué depuis. Finalement, c’est un peu comme si aujourd’hui, Bandinelli se retrouver guide malgré lui de Trump et Poutine pour une visite du Louvre. Ça parle d’extrémisme, de violence, de sidération, de résistance."

Dans le rôle de Bandinelli, on retrouve Elio Germano (acteur italien aux six David di Donatello, Prix d’interprétation à Cannes pour La nostra vita [+lire aussi :
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, Ours d’argent du meilleur acteur à Berlin pour Je voulais me cacher [+lire aussi :
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, et que l’on vient de voir dans Berlinguer, la grande ambition [+lire aussi :
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, fresque politique elle aussi engagée, et Tre ciotole [+lire aussi :
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). Face à lui, Albrecht Schuch (gagnant de trois prix Lola du cinéma allemand, nommé au BAFTA pour A l’Ouest rien de nouveau [+lire aussi :
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) joue Hitler tandis que Fausto Russo Alesi (vu dernièrement dans Duse [+lire aussi :
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) joue Mussolini. Si le tournage s’est réparti entre trois pays, l’équipe a eu accès à des lieux aussi prestigieux que les termes de Caracalla ou la galerie Borghese, un terrain de jeu particulièrement stimulant pour le multiprimé chef opérateur Manu Dacosse qui signe l’image.

The Man Who Could Have Changed the World est produit par Jacques-Henri Bronckart pour Versus Production (Belgique), Nicola Giuliano pour Indigo Film (Italie), Massimiliano Orfei pour PiperFilm (Italie) et Nicole Gerhards pour NiKo Film (Allemagne), avec le soutien en Belgique du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la RTBF, de Be TV et Orange, de Proximus, Wallimage, Inver Tax Shelter, O’Brother Distribution; en Italie, avec le soutien de Lazio Region-Lazio Cinema International Public Notice, de la Direzione Generale Cinema e Audiovisivo, du Ministère de la Culture – fonds des co-productions minoritaires; en Allemagne, du German Federal Film Fund et le German Federal Film Board - fonds des co-productions minoritaires, le FilmFernsehFonds Bayern, le Medienboard Berlin-Brandenburg, le nordmedia – Film and Media Fund; et enfin, de Creative Europe MEDIA. Les ventes internationales sont gérées par la société italienne PiperPlay.

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