Le 16e Luxembourg City Film Festival dévoile le programme de sa prochaine édition
- L'événement mettra en avant un cinéma, de fiction ou documentaire, qui traite de problèmes comme la guerre, la migration, les conflits familiaux et la précarité sociale

La 16e Luxembourg City Film Festival (5-15 mars) a dévoilé quels seraient les temps forts de sa prochaine édition, marquée par une récurrence étonnante, non préméditée : plusieurs œuvres, bien que différentes par leur forme et leur sujet, évoquent la couleur rose et la rose comme représentation d'espaces de friction où la violence du réel rencontre la fragilité humaine. Le programme de cette année, qui a choisi de se donner pour titre “Wild, Wild Rose”, invite le public à oublier, ou à traiter de front, les maux du monde.
Le festival s’ouvrira le 5 mars sur la projection de Rose de Markus Schleinzer, sélectionné cette année en compétition à la Berlinale. Le film accompagne la quête d’acceptation de soi d’une femme, en recourant à un dispositif formel rigoureusement maîtrisé. Sandra Hüller y livre une interprétation qui a déjà été largement encensée. Après la cérémonie de remise des prix du 14 mars, le festival proposera The Blood Countess d’Ulrike Ottinger, un mystère gothique vampirique jubilatoire porté par Isabelle Huppert. La clôture sera assurée par Rosebush Pruning de Karim Aïnouz, qui a également fait sa première mondiale à Berlin.
Plus de 1000 films ont été visionnés pour aboutir à la sélection finale de 2026, dont la compétition officielle constitue une fois encore la première vitrine. Neuf films sont en lice pour le Grand Prix du festival, assorti de la somme de 10 000 €, qui sera décerné par le jury international présidé par le cinéaste espagnol Rodrigo Sorogoyen, entouré de son collègue argentin Lisandro Alonso, du musicien et comédien britannique Peter Doherty, de l’actrice finlandaise Alma Pöysti, de la Française Emmanuelle Béart et de la cinéaste et cheffe opératrice singapourienne Rae Lyn Lee.
Les films en compétition sont : Rose de Markus Schleinzer (Autriche/Allemagne) ; Nina Roza de Geneviève Dulude-De Celles (Canada/Bulgarie/Italie/Belgique), lui aussi projeté à Berlin, où il a remporté l'Ours d'argent du meilleur scénario ; How to Divorce During the War d’Andrius Blaževičius (Lituanie/Luxembourg/Irlande/République tchèque), prix de la mise en scène dans la section World Cinema Dramatic de Sundance ; Blue Heron de Sophy Romvari (Canada/Hongrie), élu meilleur premier film à Locarno l’an dernier ; My Father’s Shadow d’Akinola Davies Jr. (Royaume-Uni/Irlande/Nigéria), mention spéciale pour la Caméra d’or de Cannes l’année dernière ; Human Resource de Nawapol Thamrongrattanarit (Thaïlande) et Rose of Nevada de Mark Jenkin (Royaume-Uni), tous deux dévoilés dans la section Orizzonti de la dernière Mostra de Venise ; Mad Bills to Pay de Joel Alfonso Vargas (États-Unis), présenté à Berlin l’an dernier, dans la section Berlinale Perspectives, et Feels Like Home de Gábor Holtai (Hongrie).
Six documentaires mêlant formes animées, hybrides et traditionnelles, se disputeront le prix du documentaire, assorti de 5000 € : Mailin de María Silvia Esteve (Argentine/France/Roumanie), Memory de Vladlena Sandu (France/Pays-Bas), With Hasan in Gaza de Kamal Aljafari (Palestine/Allemagne/France/Qatar), My Father and Qaddafi de Jihan K. (États-Unis/Libye), Seeds de Brittany Shyne (États-Unis) et Endless Cookie, de Peter Scriver et Seth Scriver (Canada). Le jury documentaire se compose d’Aurélie Godet (Festival international du film de Cork), Camille Chanod (LaCinetek), Dögg Mósesdóttir (Festival Stockfish), Francesca Cristallo (Festival du film de Matera) et Lisa Hoen (Festival international du film de Tromsø).
Parallèlement aux compétitions, la section Made In/With Luxembourg met en avant un bel éventail d’œuvres (co)produites au Luxembourg. Au-delà de The Blood Countess et How to Divorce During the War, la sélection comprend All My Sisters de Massoud Bakhshi (Autriche/France/Allemagne/Iran), produit par Amour Fou, Apple & Pears de Lukas Grevis (Luxembourg), Exile de Mehdi Hmili (Tunisie/Luxembourg/France/Qatar/Arabie saoudite), produit en collaboration avec Tarantula, Getting There de Nora Wagner (Luxembourg/Belgique), soutenu par Filmreakter et Kulturfabrik, Kurak d’Erke Dzhumakmatova et Emil Atageldiev (Kirghizistan/Suisse/Serbie/France/Luxembourg/Pays-Bas), produit par Deal Productions; Morte Cucina de Pen-ek Ratanaruang (Thaïlande/Singapour/Luxembourg/États-Unis/Taïwan), également coproduit par Deal Productions, We’ll Find Happiness de Léa Pool (Canada/Luxembourg), une coproduction d’Iris Productions; Projecto Global d’Ivo M. Ferreira (Portugal/Luxembourg), coproduit par Tarantula, Utopolis de Vladimir Subotic (Grèce/Luxembourg), une coproduction Deal Productions, The Wolf, the Fox & the Leopard de David Verbeek (Pays-Bas/Luxembourg/Irlande/Croatie/Taïwan), coproduit par Deal Productions, et Women as Lovers de Koxi (Allemagne/Luxembourg), produit par Amour Fou. Côté courts-métrages, neuf œuvres seront projetées une fois en journée et une fois en soirée, en collaboration avec la Filmakademie du Luxembourg.
Pour la deuxième année consécutive, le LuxFilmFest va dédier une soirée aux séries, avec la projection en avant-première de la saison 3 de Quickies, l’initiative lancée par Filmreakter en 2020 pendant la pandémie, en collaboration avec RTL.
(Traduit de l'anglais)
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