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CANNES 2026 Marché du Film

Trois jokers pour The Party Films Sales à Cannes

par 

- Avec Congo Boy, Rehearsals for a Revolution et Dua en vitrine, le vendeur international français affûte ses armes artistiques

Trois jokers pour The Party Films Sales à Cannes
Congo Boy de Rafiki Fariala

Sur la lancée d’un EFM berlinois porté par le compétiteur Dao d’Alain Gomis et comme à son habitude bien présente sur la Croisette avec des films souvent dénichés dans les recoins les plus inattendus, la société française de ventes internationales The Party Film Sales (dirigée par Sarah Chazelle et Etienne Ollagnier) abordera le Marché du Film (du 12 au 20 mai) du 79e Festival de Cannes avec trois atouts majeurs à faire fructifier.

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Sélectionné à Un Certain Regard, Congo Boy, le premier long de fiction du Congolais Rafiki Fariala (repéré au Panorama de la Berlinale 2022 avec le documentaire Nous, étudiants !), plonge à Bangui, en République centrafricaine. Robert, 17 ans, rêve d’une carrière dans la musique, mais la guerre civile déchire le pays. Lorsque ses deux parents sont jetés en prison, il se retrouve seul pour s’occuper de ses quatre jeunes frères et sœurs, jonglant entre la vie quotidienne, des petits boulots, les examens scolaires et les scènes de concert, déterminé à poursuivre son rêve… Une production de Makongo Films (République centrafricaine) avec Unité (France), Kiripi Films (République Démocratique du Congo) et Karta Film (Italie).

L’équipe The Party Film Sales pilotée par Estelle de Araujo et Samuel Blanc misera sur autre titre retenu en séance Sélection Officielle : The Rehearsals for a Revolution, le premier long documentaire de l’Iranienne Pegah Ahangarani, qui sera dévoilé en séance spéciale. À travers cinq portraits de proches et de mentors, cinq expressions de résistance, la réalisatrice esquisse l’histoire de sa vie. S’appuyant sur des archives personnelles, des vidéos familiales, des images de manifestations de rue, des journaux et des enregistrements vocaux, elle retrace plus de 40 ans d’histoire de l’Iran. Depuis les premiers jours de 1979 jusqu’à la guerre qui a éclaté en 2026, elle rassemble des souvenirs intimes et collectifs, dressant le portrait d’un pays marqué par la répression politique et animé par l’espoir constant d’une révolution. Une production de la société tchèque Media Nest avec la société espagnole Fasten Films.

Le vendeur français sera également à l’affiche de la compétition à Semaine de la Critique Dua de la Kosovare Blerta Basholli (qui avait triomphé au Festival de Sundance 2021 avec La Ruche). Écrit par la réalisatrice et Nicole Borgeat, le scénario débute à Pristina, au Kosovo, à la fin des années 1990. Alors que la guerre menace et que les tensions ethniques s’intensifient, Dua, 13 ans, peine à trouver sa place parmi ses camarades et à accepter les changements de son corps. Après un incident qui secoue sa communauté, elle devient elle-même une cible et se lie d’amitié avec une jeune fille intrépide, Maki, qui l’entraîne vers une forme inattendue de résistance. Entre la violence quotidienne et la menace grandissante de l'exil, il y a peu de place pour des éveils tranquilles… La production a été piloté par la société kosovare Ikonë Studio avec la société suisse Alva Film et la société française Kazak Productions.

À noter qu’au Marché du Film, The Party Film Sales prévendra Des femmes comme les autres (Ordinary Women) de Dominique Cabrera (une fiction avec Yolande Moreau, Hélène Vincent et Eva Huault au casting), le documentaire Life of an Etoile de James Bort (sur la danseuse d’opéra Dorothée Gilbert) et Mimesis (You Shall Not Make an Image) de la Tunisienne Kaouther Ben Hania (article).

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