email print share on Facebook share on Twitter share on LinkedIn share on reddit pin on Pinterest

CANNES 2026 Semaine de la Critique

Critique : In Waves

par 

- CANNES 2026 : Surf, jeunesse, amour inconditionnel et ombre de la mort sous le soleil californien sont au rendez-vous de l’enthousiasmant et poignant premier long d’animation de Phuong Mai Nguyen

Critique : In Waves

"Tout va au ralenti alors que cela ne dure qu’une fraction de seconde. J’ai cru que j’allais m’envoler. C’était magique." Manhattan Beach, Huntington Beach, Bolsa Chica : c’est au bord du Pacifique que la cinéaste franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen a choisi d’implanter son très beau premier long métrage d’animation In Waves, qui a brillamment ouvert la 65e Semaine de la Critique du 79e Festival de Cannes.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Adaptation (par Fanny Burdino et Samuel Doux) de la bande-dessinée éponyme de l’Américain AJ Dungo, le film retrace, avec une grande sensibilité et une superbe orchestration narrative et graphique, six années d’un immense amour de jeunesse placé sous le signe du destin, du "maintenant ou jamais", y compris dans sa dimension la plus déchirante.

"J’avais 16 ans quand j’ai rencontré Kristen. Je ne l’intéressais pas du tout." Timide lycéen, amateur de skate et doué en dessin, AJ tombe amoureux au premier regard d’une très jolie fille de son quartier. Un émoi d’adolescent rêveur qui met un peu de temps à se matérialiser, mais un rapprochement est rendu possible grâce à son ami Francisco et avec l’aide de Jeff et de Eon (le frère et le cousin de la belle) qui partagent la même passion du skate. Kristen, elle, c’est uniquement le surf qui la motive et elle décide d’aider AJ à surmonter sa peur de l’eau ("tant que je suis là, personne ne se noie. Place-toi bien au centre, la vague qui arrive est parfaite, à mon signal, tu rames"). Et de fil en aiguille, une idylle nait. Mais bientôt, une nouvelle dramatique tombe : Kristen a un cancer. Désormais, c’est AJ qui doit la soutenir dans cette nouvelle vie où la mort plane…

Naviguant très habilement entre son coeur de récit hyper romantique et cruellement dramatique, des échappées (en noir et blanc) dans le très lointain passé des origines du surf à Hawaï, et des séquences en flash-forward d’AJ en solitaire (dans un camping-car au bord d’une plage, où il met en dessin son histoire avec Kristen), In Waves tisse une empathie maximale pour des personnages plus qu’attachants et une situation intrinsèquement très émouvante. Mais au-delà de son intense humanité qui offre une impressionnante leçon de vie et une démonstration de la puissance du baume de l’amour et de l’amitié dans la tempête des épreuves, le film se révèle une œuvre artistique de premier plan. Profondeur de champ, fondus, split screen, optimisation inspirée des décors (l’océan, les vagues, les tunnels urbains, la jungle hawaïenne, les chutes et le pont en arc de Multnomah, etc.), excellente musique signée Oklou et Rob… Un arc-en-ciel de qualités qui en fait une remarquable réussite.

In Waves a été produit par Silex Films (France) et coproduit par France 3 Cinéma, Panique! (Belgique), Anonymous Content (États-Unis), Gao Shan Pictures (France) et Charades (qui pilote les ventes internationales).

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Privacy Policy