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VENISE 2026 Venice Open Hors-compétition

Critique : Un bon avocat

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- VENISE 2026 : Tristan Séguéla livre un film élégant sur une semaine frénétique dans la vie d’un mauvais avocat pénaliste

Critique : Un bon avocat
Laurent Lafitte dans Un bon avocat

Un bon avocat, projeté hors compétition à la 83e Mostra de Venise, réunit de nouveau l’excellent Laurent Lafitte, inoubliable en Bernard Tapie dans la série Netflix Tapie, avec le réalisateur de ladite série, justement, Tristan Séguéla, et le fruit de cette nouvelle collaboration pourrait bien être exactement la dose – élégante, bien rythmée et exaltante – de cinéma pêchu dont le public réuni sur le Lido avait besoin en cette fin du festival.

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Un bon avocat se situe quelque part entre Bad Lieutenant et Pusher en ce qu’il regorge de personnages bien véreux, un monde qui semble aller de soi pour Léonard Landry, un avocat pénaliste brillant mais dispersé. Quand on fait sa connaissance, il est en train de sniffer de la cocaïne dans un club underground tout en essayant de se dégager, au téléphone, des menaces d’un voyou, alors que son chef est en train d’attendre qu’il apparaisse en salle d’audience. Une course en taxi à fond les ballons et un rail de coke plus plus tard, Léonard se rend compte qu’il a deux audiences à la même heure et en plus, dans les deux cas, ses clients sont des gangsters endurcis. Il essaie de résoudre le problème en courant d’une salle d’audience à l’autre, mais au bout d’un moment, cette stratégie forcément foireuse va voir Léonard s’effondrer au sol, inconscient, tandis que de sa poche tombent des petits paquets de poudre blanche devant des juges excédés et des criminels franchement patibulaires. Dans un mois, c’est dit : il va avoir droit à sa journée au tribunal, cette fois sur le banc des accusés. Dans l’intervalle, il passe trois semaines (beaucoup trop courtes) en cure de désintoxication, apprend-on.

À partir de là, on va assister à une semaine dans la vie de ce nullard de Léonard. Les enjeux ne pourraient pas être plus lourds, mais il y va presque les mains dans les poches (ce qui rappelle un peu le slogan de Pusher : “Tu n’as aucune chance, alors saisis-la !”). La plupart de ses collègues ne sont que trop contents de le voir cloué au pilori, y compris la très compétente bâtonnière Iris (Mélanie Laurent), qui n’a franchement pas envie de s’occuper de son dossier, ayant eu avec lui une relation qui s’est mal passée. Ne sachant plus quoi faire, Léonard parcourt les candidatures d’étudiants en droit pour des stages, qu’il avait jusque-là négligées, et choisit Noé (Anthony Bajon) uniquement parce qu’il a une voiture. Ils se mettent ainsi à former un drôle de duo d’antihéros. C’est là que surgit de nulle part un jeune Congolais qui a été témoin de manœuvres louches entre un groupe de terroristes local et un grand conglomérat français appelé Varenne, ce qui ouvre des voies qui vont être à l’avantage de Léonard. La collègue qui pilote cette affaire n’est autre qu’Iris, qui fait elle aussi des concessions puisqu’ils sont obligés de s’entraider. Est-ce Léonard va réussir sa course contre la montre et en ressortir entier ? Est-ce que tout le monde est un peu pourri, ou pire ? Est-ce que ça existe vraiment, un “bon avocat”, et si oui, où est-il/elle ?

On découvrira tout ça dans ce film parfait pour un dimanche paresseux (qui va bientôt arriver sur Netflix) : un film de bonne facture, avec un nombre honorable de niveaux de lecture, qui fait tout à fait bonne figure parmi les autres titres français présentés à Venise cette année, par des cinéastes comme Stéphane Brizé et Cédric Kahn. La troupe livre un travail efficace tout du long, avec le soutien particulièrement musclé de Gédéon Ekay (qui joue deux frères !) et Carole Bouquet dans le rôle qui est probablement le plus menaçant du film, plus que tous les voyous.

Un bon avocat a été produit par la société française Iconoclast.

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(Traduit de l'anglais)


Galerie de photo 11/09/2026 : Venice 2026 - The Good Lawyer

13 photos disponibles ici. Faire glisser vers la gauche ou la droite pour toutes les voir.

Tristan Séguéla, Laurent Lafitte, Anthony Bajon, Mélanie Laurent, Carole Bouquet
© 2026 Fabrizio de Gennaro for Cineuropa - fadege.it, @fadege.it

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