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SORTIES Italie

Le cinéma d'auteur résiste avec Angel

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a été tout de suite séduit par le roman du même nom d'Elizabeth Taylor : l'histoire d'Angel Deverell, qui sublime son humble condition par l'écriture jusqu'à devenir écrivain à succès et conquérir l'homme qu'elle aime, suggère que "tant de jeunes femmes d'aujourd'hui, à force de chercher le succès, finissent pas se détacher de la réalité".

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Le rôle de l'héroïne est incarné par Romola Garai, remplaçante de Nicole Kidman, qui "avait accepté, explique le metteur en scène, mais il fallait aussi une interprète incroyable pour le rôle d'Angel à 15 ans. Le fait que Kidman renonce a causé quelques difficultés avec les producteurs, mais Romola a été parfaite et travailler avec elle nous a permis d'abaisser le budget".

Ce film, profondément ancré dans la culture anglo-saxonne ("impossible de transposer ce roman en France ; il n'y a pas, dans notre tradition littéraire, de femmes qui rappellent Angel”), est "un hommage à l'Hollywood des années 30-40". C'est surtout un nouveau portrait de femme par un spécialiste : "certains réalisateurs s'identifient à des personnages masculins, mais je préfère les actrices. Elles sont plus intelligentes et prennent plus de risques que leurs collègues". Qui sait ce qu'en dirait Michael Fassbender, acteur né en Allemagne mais irlandais d'adoption qui incarne ici le rôle d'Esmé, peintre dont Angel s'éprend follement. Après avoir fait partie des 300 de Leonida, Fassbender tourne à présent Hunger de Steve McQueen, sur un groupe de prisonniers de l'IRA.

L'avant-première romaine du film est aussi l'occasion de lancer l'alarme : "En Italie, le cinéma d'auteur est en train de disparaître", déplore Cesare Petrillo, qui co-dirige avec Vieri Razzini la société Teodora, qui distribue Angel sur environ 40 copies. Il se réfère, sans trop s'en cacher, aux distributeurs indépendants qui accueillent dans leur catalogue de plus en plus de blockbusters hollywoodiens.

(Traduit de l'italien)

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