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CANNES 2008 Compétition

L’Europe partenaire de l’hybride Waltz with Bashir

par 

L’Europe partenaire de l’hybride Waltz with Bashir

Mémoire dynamique, souvenirs "effacés du disque dur", situations dissociatives, rêves et hallucinations : la guerre laisse d’étranges traces dans l’esprit des individus pris dans le tourbillon d’une histoire sanglante. Faire ressurgir la vérité pour démêler le vrai vécu refoulé du faux reconstruit par l’imagination, tel est le puzzle complexe auquel s’est attelé le cinéaste israélien Ari Folman avec Waltz with Bashir [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, second film entré hier soir dans la compétition du 61e Festival de Cannes. Une enquête hybride dont la forme ne l’est pas moins avec un style brassant témoignages documentaires et fiction onirique, un tournage en images réelles, puis une transformation en long métrage d’animation. Et un film étonnant coproduit par l’Europe, via l’Allemagne et la France.

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"Et soudain, j’ai vu une petite main d’enfant sortant des décombres". Beyrouth-Ouest, 1982 : les phalangistes massacrent les habitants palestiniens des camps de Sabra et Chatila sous le regard passif des soldats israéliens. Parmi les jeunes recrues figure Ari Folman qui enfouit cet épisode au plus profond de sa mémoire. Mais 20 ans plus tard, et c’est ainsi que le film débute, le récit d’un rêve obsédant (26 chiens noirs venant pour le tuer) d’un de ses anciens compagnons d’uniforme, pousse Folman à vouloir combler ce blanc. Rendant visite jusqu’en Hollande à ses camarades de guerre, il remonte peu à peu le fil de l’intervention israélienne au Liban avant de rendre visite à des témoins-clé de Sabra et Chatila (un officier posté en face des camps et un journaliste). Une leçon d’histoire que le cinéaste a choisi de retracer à hauteur humaine avec les souvenirs très détaillés des uns et des autres, des traits d’humour noir sur une musique très présente allant du rock au classique, ainsi que toutes les possibilités visuelles autorisées par l’animation aussi bien pour illustrer les fantasmagories de l’esprit que pour atténuer l’impact des atrocités de la guerre. Un mélange qui fait de Waltz with Bashir un film quasi expérimental et un prototype d’un nouveau genre (le cartoon documentaire) prêtant cependant à discussion parmi les journalistes au terme de sa projection de presse.

Produit par la société israélienne Bridgit Folman Film Gang, Waltz with Bashir a été coproduit par les Français des Films d'Ici et les Allemands de Razor Films, avec notamment le soutien d’Arte France et du Medienboard Berlin-Brandenburg. Le Pacte assurera la distribution en France alors que les ventes internationales sont assurées par la structure allemande Match Factory.

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