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CANNES 2008 UCR / Norvège

O’Horten dans le train de la vie

par 

O’Horten dans le train de la vie

Injection d’humour décalé ce midi au Festival de Cannes où a été présenté au Certain Regard O’Horten [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Bent Hamer. Grand habitué des sections parallèles de la Croisette où il vient pour la 4e fois, le cinéaste norvégien y a distillé une nouvelle fois son parfum délicat et mélancolique emballé dans un style visuel calme et élégant.

Revendiquant ouvertement son admiration pour le travail de Jacques Tati, le réalisateur, scénariste et producteur Bent Hamer a choisi pour son 5e long métrage un personnage principal assez lunaire : le laconique conducteur de train Odd O’Horten (Bard Owe). Ce vieux célibataire, fumeur de pipe et vivant dans une routine immuable prend sa retraite à 67 ans, recevant pour l’occasion le trophée de la Locomotive d’argent lors d’une cérémonie aux rituels hilarants. S’ensuit une série d’épisodes cocasses, les déambulations dans Oslo du néo-retraité à la vie totalement vide et qui ne se résout pas à abandonner son uniforme des chemins de fer, finissant toujours dans des situations absurdes : intrusion dans un appartement via un échafaudage, fouille au corps intime à l’aéroport, nuit surprise à la piscine… Croisant d’autres solitudes donnant à Ben Hamer autant d’opportunités de dialogues surréalistes ("quel beau jour pour conduire à l’aveuglette ! ", "où va donc notre société si les filles n’ont pas le droit de faire du saut à ski"…) et de private jokes (une fête chez un certain Røhmer), O’Horten comprendra finalement (au contact de l’inventeur d’une machine à raccommoder les blessures) qu’il doit surmonter sa peur ("tout arrive trop tard, donc il n’est jamais trop tard") pour se lancer (au sens propre et figuré) sur le grand tremplin de sa nouvelle vie. Une parabole filmée dans le style épuré caractéristique de Bent Hamer, la caméra toujours fixe et le rythme posé étant accompagnés d’une superbe musique composée par Kaada.

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Produit par Bulbul Films, la société norvégienne du cinéaste, avec comme coproducteurs les Allemands de Pandora et les Français de Memento Films, mais aussi Arte France Cinéma et Scanbox, O’Horten est vendu à l’international par The Match Factory.

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