Canneseries annonce le programme de sa 9e édition
- La sélection, très variée, comprend 26 productions qui feront là leur première mondiale ; le festival français mettra en avant l'envergure et l'ambition de la production sérielle dans 17 pays

Canneseries a levé le voile sur le programme de sa neuvième édition (23-28 avril). Une fois de plus, l'événement proposera une vaste sélection internationale de titres reflétant la vitalité et les dernières évolutions du format sériel. Bien que les producteurs connaissent actuellement des difficultés économiques partout dans le monde, le programme, soigneusement élaboré à partir de 300 séries envoyées de 41 pays, maintient un grand niveau de qualité. 17 territoires sont représentés dans la sélection finale. Toutes sections confondues, 26 des séries retenues seront projetées en première mondiale, 11 en première internationale et deux feront là leur première française. Trois avant-premières spéciales sont également prévues.
Le festival accueillera également un nombre important de figures de premier plan du secteur au niveau mondial (créateurs, acteurs et producteurs), et proposera aussi un solide volet professionnel qui interrogera les tendances actuelles, de la créativité assistée par l’IA à la montée en puissance des contenus verticaux en passant par l’évolution des dynamiques dans le champ du documentaire sportif. Les distinctions honorifiques qui seront remises cette année comprennent le Canal+ Icon Award (qui reviendra à Adam Scott), le Madame Figaro Rising Star Award (qui récompensera Jisoo) et le Prix Konbini de l’Engagement (attribué à Richard Gadd).
La compétition principale réunit huit séries présentées en première mondiale ou internationale. Sont dans le premier cas Alice and Steve de Sophie Goodhart (Royaume-Uni), Harvest de Martin Zandvliet (Danemark), Many People Need to Die de Victoria Martín (Espagne), Summer of 1985 de Björn Stein (Suède) et The Red and the Black d'Ida Panahandeh(Iran). En première internationale, les festivaliers découvriront Guts de Jemina Jokisalo (Finlande/Slovénie), I Always Sometimes de Marta Bassols et Marta Loza (Espagne) et Snake Killer d'Anders Ølholm (Danemark).
Le volet documentaire reflète la place de plus en plus significative qu'a prise le récit non fictionnel dans le format sériel, avec un programme qui comprend notamment A Woman Was Killed de Nahid Shaikh et Phara de Aguirre (Belgique, première internationale) et Colonna, une tragédie corse d'Ariane Chemin et Agnès Pizzini (France, première mondiale), aux côtés d’un large éventail de projets explorant le crime, la politique, le sport et la société contemporaine, par exemple The Deal With Iran de Lennart Stuyck et Maarten Stuyck (Belgique), Cruyff de Sam Blair (Royaume-Uni/Pays-Bas) et The Oligarch and the Art Dealer d'Andreas Dalsgaard (Danemark/France/États-Unis/Suisse/Pays-Bas).
La compétition dédiée aux formats courts met en lumière de nouvelles voix et des formats innovants. La section projettera en première mondiale Avant qu’on m’oublie d'Olivier Aubé (Canada), Ina de Rachel Maxine Anderson (Australie), Paradoxes de Maxime Donzel, Émilie Valentin et Pierre Zandrowicz (France/Grèce), ainsi que Sheep d'Alex Reinberget Leni Gruber (Autriche/Allemagne), et en première internationale Boho d’Abbie Boutkabout (Belgique) ainsi que Sneakermania de Vilja Keskimäki, Jani Airiainen et Aleksi Aro-Heinilä (Finlande).
La section hors-compétition présentera une sélection variée de productions de premier plan, par exemple la série Half Man créée par Richard Gadd (Royaume-Uni, première française) et Paris Police 1910 de Fabien Nury (France, première mondiale). On peut aussi citer Prisoner, créée par Matt Charman (Royaume-Uni), Star City de Ben Nedivi, Matt Wolpert et Ronald D Moore (États-Unis) et The Terror: Devil in Silver, créée par Chris Cantwell et Victor LaValle (États-Unis). La section accueillera également la série California Avenue, créée par Hugo Blick (Royaume-Uni), ce qui montre l’accent mis sur les productions d’auteur de haut niveau.
Le volet professionnel de Canneseries demeure un des piliers de l’événement qui va réunir des scénaristes, des producteurs, des distributeurs et des décideurs du secteur pour débattre de l’avenir du médium. Le programme de cette année prévoit des conversations de haut niveau avec des figures clefs comme Noah Hawley, Lesli Linka Glatter, Anna Winger et Ron Leshem.
Les tables rondes et discussions organisées aborderont un large éventail de sujets, notamment l’éthique et la paternité des séries documentaires sportives dans “All Access Sport”, l’influence grandissante des marques dans le financement télévisuel et l’émergence des formats narratifs verticaux conçus pour les plateformes mobiles. D’autres séances seront dédiées au récit géopolitique à travers des initiatives telles que “POV: Europe on Ukraine”. Les ateliers prévus (par exemple “Réécrire le futur : climat, géants technologiques et pouvoir") examineront les intersections entre narration, technologie et changement environnemental. Le rôle de l’intelligence artificielle dans la création audiovisuelle sera également traité, ce qui reflète le fait que l’innovation technologique contribue de plus en plus à façonner le secteur.
(Traduit de l'anglais)
Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.
















