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Country Focus: France

France: description des plus importants fonds régionaux (mars 2005)

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- Les régions font leur cinéma


En quête de diversification de ses sources de financements, la production cinématographique française trouve dans les Régions de l’Hexagone des investisseurs de plus en plus réceptifs. Etat des lieux des grandes tendances des interventions régionales dans le 7e art.

21 millions d’euros d’investissements en 2004 en faveur des longs-métrages, soit 7 millions de plus qu’en 2003 et un niveau qui atteint désormais le montant annuel de l’Avance sur recettes: les régions françaises s’impliquent de plus en plus dans la production cinématographique. Et la tendance s’accélère puisque cet engagement bénéficie depuis l’an dernier des nouvelles conventions mises en place par le Centre National de la Cinématographie (CNC), l’Etat apportant 1 euro pour 2 euros investis par une région (avec un plafond fixé à 1 million d’euros par région et 10 millions d’euros par an). Une opération qui connaît un grand succès puisque la première convention triennale signée en octobre 2004 par la région Centre a été suivie en moins de trois mois par 14 autres dans le domaine du long-métrage.

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Stimuler la création de fonds de soutien régionaux à la production: la stratégie des pouvoirs publics français semble payer en matière de longs métrages avec la rapide montée en puissance de régions longtemps en retrait comme le Nord-Pas-de-Calais, la Provence-Côte-d’Azur ou encore la Bretagne, l’Ile-de-France jouant toujours son rôle de locomotive, bien secondé par le Rhône-Alpes. Et les autres secteurs de la production ne sont pas oubliés puisque les conventions régionales ont permis de mobiliser l’an dernier près de 7 millions d’euros pour le développement du court-métrage et du documentaire et que le système va être étendu en 2005 à la production audiovisuelle.
Conçue afin d’enrayer la délocalisation des tournages hors de France, la nouvelle donne associant régions et cinéma n’en demeure pas moins attractive pour la production européenne. En effet, les fonds régionaux français s’adressent aussi aux films à majorité étrangère: il suffit en effet qu’un coproducteur français fasse une demande d’aide financière auprès d’une région. Par ailleurs, les commissions du Film reliés aux différents fonds régionaux sont en train de nouer des partenariats avec leurs homologues européens comme l’Ile-de-France avec les Allemands du Filmförderung Berlin-Brandeburg et les Espagnols de la Commission du film de Madrid, deux accords signés le 24 janvier et 14 février dernier. Une politique de coopération destinée à faciliter le montage de coproductions européennes ambitieuses tout en évitant la spirale de la concurrence entre fonds régionaux du Vieux Continent.

L’incontournable Ile-de-France

Incontestable leader français, la Région Ile-de-France est devenue en quatre ans le second pôle de financement public institutionnel du cinéma dans l’Hexagone. Créé en 2001, son Fonds de soutien aux industries techniques franciliennes a engagé 10 millions d’euros en 2003, un montant reconduit en 2004. Et la progression va se poursuivre en 2005 avec 14 millions d’euros budgétés. Au total 88 films de cinéma et de télévision ont déjà été soutenus. Parmi les bénéficiaires 2004, il faut noter De battre mon cœur s’est arrêté [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Jacques Audiard (Why Not Productions–soutien de 400 000 euros), J’me sens pas belle de Bernard Jeanjean (Kare Productions–180 000 euros), Bab El Web de Merzak Allouache (Maia Films–200 000 euros), Les Soeurs fâchées d’Alexandra Leclère (Pan Européenne–250 000 eurso), Lemming de Dominik Moll (Diaphana Films–320 000 euros), Gabrielle de Patrice Chéreau (Azor Films–280 000 euros) ou encore L’Enfer de Danis Tanovic (Asap Productions–420 000 euros).

Se réunissant trois fois pas an, le comité de lecture sélectionne les projets de longs métrages sur la base de leurs qualités artistiques. Néanmoins plusieurs autres critères doivent être remplis. Ainsi, seuls sont admis à bénéficier du soutien les sociétés et organismes cinématographiques établis en France, les productions étrangères devant être domiciliées dans l’Hexagone de façon provisoire à travers un bureau de liaison. Par ailleurs, 50% du tournage au moins doit se dérouler dans la région Ile-de-France, tout comme deux types de prestations sur les quatre sections existantes (« décors et costumes », « moyens techniques », « laboratoires, effets spéciaux numériques » « montage et sonorisation »). Enfin sont sélectionnables les œuvres dont les dépenses et les salaires versés en Ile-de-France sont considérés comme suffisants selon un barème de points incluant les techniciens et collaborateurs de la création (prise de vue, son, décoration, montage...) et les ouvriers (équipes de tournage et de construction).
Subventions non remboursables sauf en cas de succès, les aides financières versées par l’Ile-de-France varient en fonction du nombre de semaines de tournage dans la région et selon le nombre de prestations effectuées sur place (2, 3 ou 4 des sections mentionnées plus haut). Les plafonds du soutien s’échelonnent de 152 449 euros pour 5 semaines de tournage et deux types de prestations à 731 755 euros maximum pour 12 semaines de tournages et plus et quatre types de prestations. Enfin, il faut signaler que le montant total des aides publiques attribuées ne peut pas dépasser 50% du coût du film.
Tous les détails et le dossier de candidature sont téléchargeables sur le site officiel du Fonds de soutien aux industries techniques de la région Ile-de-France.

Les challengers Rhône-Alpes et Paca

Fidèle partenaire du cinéma français et européen, Rhône-Alpes Cinéma présente un profil original puisqu’il s’agit d’une société anonyme créée en 1990 dont la Région Rhône-Alpes n’est qu’actionnaire minoritaire. Tournée vers la coproduction de longs métrages de fiction et le soutien à l’écriture de scénarios, la structure investit dans la production des films en contrepartie d’un pourcentage sur le négatif et les recettes. Ayant investi 3,6 millions d’euros en 2004, Rhône-Alpes-Cinéma coproduit en moyenne 10 à 12 films par an. Parmi les titres récents de son catalogue figurent notamment Rois et reine d’Arnaud Desplechin, Violence des Echanges en Milieu Tempéré [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Jean-Marc Moutout, Mariages! de Valérie Guignabodet, Brodeuses d’Eléonore Faucher et La petite chartreuse de Jean-Pierre Denis.
Les conditions d’accès exigent avant tout que la demande d’investissement soit déposée par une société de production de films de long métrage titulaire d’une autorisation d’exercice délivrée par le Centre National de la Cinématographie. Ensuite le projet doit être accompagné de la signature du réalisateur, avoir réuni au moins 25% du financement hors apport producteur ou avoir reçu l’avance sur recettes, proposer un tournage significatif dans la région Rhône-Alpes et être susceptible d’obtenir l’agrément du CNC, y compris pour les coproductions. Par ailleurs, Rhône-Alpes-Cinéma intervient aussi pour financer les premières étapes de développement de long métrage, en particulier l’écriture du scénario. Dans ce cas, le devis développement-écriture doit déjà être financé à 50% et le tournage envisagé en grande partie dans la région Rhône-Alpes.

Encore très jeune puisqu’il a démarré seulement en 2003, le fonds d’aide à la production de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) s’annonce comme un des principaux pôles d’attraction des années à venir. En effet, l’inauguration le 18 juin dernier des Studios de Marseille qui s’ajoutent aux Studios de la Victorine à Nice renforce le potentiel cinématographique de cette région qui figure déjà à la seconde place nationale sur le plan des tournages (17% des tournages en France en 2003 dont 107 seulement à Marseille). Réclamé notamment par le cinéaste marseillais Robert Guédiguian, le fonds d’aide de la région Paca s’élevait en 2003 à 1,5 million d’euros. Accessible aux producteurs du cinéma et de l’audiovisuel hexagonal, il est également ouvert à leurs homologues européens dans le cadre d’une coproduction majoritaire française. Fonctionnant sur le modèle d’une avance sur recettes pour la production de longs-métrages, ce soutien financier se concrétise aussi sous forme de bourses d’aide à l’écriture (5500 euros maximum), à la recherche (15 000 euros) et au développement (et 5000 euros).
Dans le domaine du soutien à la production, les projets de longs métrages candidats à une aide qui est plafonnée à 152 000 euros par film doivent bénéficier de l’appui d’un diffuseur télé ou d’un distributeur et 50% du temps de tournage doivent avoir lieu en région PACA. Les mêmes conditions sont exigées pour les longs métrages documentaires et les séries télévisées, l’appui assurée d’un diffuseur devant représenter 20% du plan de financement et l’aide de la région Paca ne pouvant pas dépasser 77 000 euros. De leur côté, les projets de téléfilms doivent garantir la présence d’un diffuseur couvrant 40% du budget pour une aide maximale de 54 000 euros. Enfin, les courts métrages de fiction et de documentaire peuvent également faire acte de candidature s’ils s’engagent à réaliser plus de 50% du tournage dans la région.
Annuaire des fonds régionaux français

Sources : Guide 2005 de l’Atelier de Production Centre Val de Loire:

Ile-de-France: 10 millions d’euros (2004)

Rhône-Alpes: 3,6 millions d’euros (2004)

Nord Pas-de-Calais: 2,7 million d’euros (2004)

PACA: 1,92 million d’euros (2004)

Charente: 1,8 million d’euros (2004)
Collectivité territoriale de Corse: 1,58 million d’euros (2004)
Tel: 00 33 (0)4 95 51 64 94

Poitou-Charentes: 1,36 million d’euros (2004)

Aquitaine: 1,1 million d’euros (2004)

Centre: 1,08 million d’euros (2004)

Limousin: 825 000 euros (2004)

Midi-Pyrénées: 816 000 euros (2004)

Bretagne: 778 000 euros (2004)

Réunion: 701 000 euros (2004)

Franche-Comté: 586 000 euros (2004)

Pays-de-la-Loire: 584 000 euros (2004)

Haute-Normandie : 555 000 euros (2004)

Alsace: 545 000 euros (2004)

Lorraine
: 372 000 euros (2004)

Picardie: 313 000 euros (2004)

Basse-Normandie : 169 000 euros (2004)

Auvergne: 147 000 euros (2004)

Champagne-Ardennes: 85 500 euros (2004)

Département Charente-Maritime: 403 000 euros (2004)

 

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