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Dossier industrie: Produire - Coproduire...

L’expansion de la coproduction dans les court-métrages

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L’expansion de la coproduction dans les court-métrages

- Ce vendredi 1er mars avait lieu à Luxembourg un débat sur l'expansion de la coproduction dans les courts-métrages. Ce débat était organisé par le Réseau européen du jeune cinéma Nisi Masa lors de la septième édition de l’European Short Pitch.

 

Nisi Masa explique en préambule qu'il y a quelques années le concept de coproduction pour les court-métrages était bien loin de la réalité. Aujourd'hui cela concerne de plus en plus de courts qui n’impliquent parfois aucun producteur français. La France, rappelons-le, est en effet un réel paradis pour le financement du court-métrage. Nous découvrons à présent de plus en plus de court-métrages avec deux, trois nationalités attachées et des collaborations aussi improbables que celles de la Slovaquie et de l’Inde.

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Pour aborder ce sujet Nisi Masa avait donc invité plusieurs professionnels et choisi de présenter cinq exemples de court-métrages coproduits récemment : The Big Leap de Kristoffer Rus, une coproduction polonaise et suédoise ; Dreaming Apecar de Dario Samuele Leone, une coproduction italienne et roumaine ; Soft Rain de Dénes Nagy, une coproduction hongroise, belge et suisse ; Tiger Figth de Martin Repka, une coproduction slovaque, indienne et autrichienne ; et Tram de Michaela Pavlatova, une coproduction tchèque et française.

 

Voici ci-dessous un résumé de cette soirée et la reprise de trois cas des films présentés.

 

Dés le début du débat, le producteur Marcell Gerö de Campfilm a insisté sur la différence entre le networking et les relations de longue date. Ce producteur hongrois croit en effet davantage en l'amitié qu'au networking. Dans le cas de Soft Rain,il connaissait le réalisateur depuis déjà dix ans. De son point de vue, les gens avec qui l’on travaille passent avant le projet. Le projet doit bien entendu être attirant et intéressant, mais les gens passent au premier plan car il va falloir penser ensemble pour réussir le film. Gerö a précisé que malgré son point de vue, il ne faut cependant pas négliger le networking entre producteurs.

 

Dans le cas du film Dreaming Apecar, le scénario a été le point de départ de la coproduction. Il s’agit d’une italienne qui ne parvient pas à trouver un job. Elle accepte alors de s’occuper d’un roumain de 80 ans. C’est avec cette histoire que les producteurs italiens ont décidé d’approcher la communauté roumaine en Italie, bien que le film ne parle pas directement de cette communauté. Ils ont été très bien accueillis. En effet, maintenant que la communauté est mieux intégrée en Italie, elle désire participer à la production d’œuvres culturelles. Une société d’entrepreneurs roumaine a même aidé au financement ainsi que l’Institut culturel roumain en Italie. L’acteur principal est d’ailleurs un comédien très reconnu en Roumanie, et il s’est beaucoup impliqué dans le projet.

 

L’exemple le plus frappant de ce débat est certainement celui de la coproduction suédoise et polonaise, The Big Leap. La devise à retenir pour la production de ce film est, comme l’a dit la productrice suédoise Kaśka Krośny : « Think big ! » Le budget total de ce film a été de 300 000 euros. Ce court sur la crise économique rassemble un réalisateur déjà connu, des acteurs internationaux, du « live action » et de l’animation. La société polonaise Wajda Studio s’est occupée de la promotion de The Big Leap. Ils ont créé une page internet et Facebook avant même que le tournage ne débute. Pendant ce-dernier, les acteurs disposaient également de deux heures par jour pour répondre à des interviews. La productrice Kaśka Krośny s’amuse toujours du fait que personne ne savait qu’il s’agissait d’un court-métrage.

 

De nos jours les possibilités de coproduction et financement de court-métrages s’élargissent considérablement. Cela ne fait pas si longtemps d’ailleurs que l’on parle de crowdfunding. Les producteurs et réalisateurs actuels mettent tout en œuvre pour trouver de nouveaux moyens de financements et mener leur projet à bien. Le lendemain de ce débat, les participants de l’European Short Pitch allaient défendre leur projet devant un parterre de producteurs avec, en poche, désormais, une nouvelle série d’idées et perspectives pour réaliser leur films. 

 

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