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Dossier: Focus: Asia & Oceania

Russie: augmentation du soutien accordé par l’Etat au cinéma

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L’accroissement de ce soutien public répond à la récente diminution de la part des recettes au guichet réalisée par les films russes et reflète l’importance accordée par l’Etat à la culture cinématographique. Le Gouvernement russe a privilégié les films qui portent sur ce qu’il considère comme étant les problèmes pressants auxquels le pays se trouve confronté : thèmes militaires, patriotiques et historiques, films ciblant les enfants et les adolescents, productions réalistes grand public et premiers films de réalisateurs talentueux.

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Les films russes qui ont réalisé les plus importantes recettes au guichet ces dernières années sont The Irony of Fate. The Sequel (2008, réal. Timur Bekmambetov, 1 238 millions RUB) et Vysotsky. Thank you for living (2011, réal. Pyotr Buslov, 843 millions RUB). Le film russe à avoir remporté le plus de succès ces dernières années sur les marchés étrangers est Mongol: The Rise of Genghis Khan (2007, réal. Sergey Bodrov); il a bénéficié d’un financement russe et international de 20 millions USD.

Outre le renforcement du soutien de l’Etat, les autres aspects de l’industrie cinématographique russe mis en évidence par le rapport sont les suivants :

  • Près des deux tiers des 3000 écrans russes sont désormais numériques.
  • Le secteur de l’exploitation a augmenté rapidement avec la mise à niveau des anciens cinémas et la construction de nouveaux multiplexes dans les centres commerciaux. Le 1er juillet 2012, la Russie comptait 994 cinémas « modernes » et 2894 écrans « modernes ». D’ici la fin de l’année 2013, 40 cinémas IMAX sont prévus. Près de 60 % des salles « modernes » sont numériques, la plupart étant compatibles 3D.

  • Le marché russe de la vidéo a reculé ces deux dernières années, de 10 % en 2011 et de 9 % (est.) en 2012.

  • Les acteurs du marché pensent majoritairement que la disparition de l’industrie du DVD est imminente, en raison du transfert de masse vers la distribution immatérielle. Néanmoins, fin 2011, 70 % des foyers TV russes possédaient un lecteur de DVD et les lecteurs Blu-ray commençaient à bien se vendre.

  • Le piratage a été, et reste, un problème majeur pour la distribution cinématographique en Russie, les DVD pirates étant fabriqués à grande échelle. Pour rivaliser avec les copies pirates, les distributeurs de films ont dû prendre des mesures anti-piratage, baisser leurs prix, réduire la fenêtre d’exploitation en salles et encourager la vente de DVD dans les hypermarchés comme Auchan, Metro, Real, Lenta et O’kei. Il est estimé qu’en 2011 les DVD pirates représentaient 50 % du volume des ventes de DVD, contre 97 % en 2002.

  • Le piratage sur internet est un problème majeur, conduisant au développement d’organismes privés et commerciaux de protection des droits de propriété intellectuelle, dont les principaux acteurs sont Web Control, Web Sherrif, Russian Shield, Internet Copyright Management et l’Association of DVD Publishers. Les grandes entreprises ont leurs propres services de lutte contre le piratage, visant notamment à interdire l’accès internet pirate à leurs produits pendant le premier mois suivant la sortie en salles.

  • Les consommateurs sont passés des téléchargements à la diffusion en flux continu, le site de réseau social Vkontakte étant estimé représenter 90 % du visionnage illégal en ligne. Certaines mesures ont été prises par les FAI, les moteurs de recherche, les sites de réseaux sociaux et les organismes officiels pour réduire la propagation du matériel piraté, mais la lutte contre le piratage dépend encore largement d’efforts privés.


La première phase de la mise en place du marché de la vidéo à la demande en Russie a eu lieu entre 2005 et 2010. Le nombre d’utilisateurs de ces services a fortement augmenté au cours de cette période. 2011-2012 a été caractérisée par une augmentation du nombre de services et de la taille de leurs catalogues, grâce à des investissements majeurs dans ce domaine. La troisième phase, qui pourrait commencer dès 2013, marquera l’arrivée des principaux acteurs internationaux de la vidéo à la demande sur le marché russe (en décembre 2012, l’iTunes Store et Google Play ont été officiellement lancés).

Mi-2012, la Russie comptait environ 60 fournisseurs de services de VoD, les principaux modes de distribution étant internet et le câble. L’accès à internet haut débit était en moyenne de 50 % dans le pays, et supérieur à 70 % à Moscou et à Saint-Pétersbourg. L’industrie a recours à plusieurs modèles économiques, la publicité en ligne et le paiement à la séance étant les principales méthodes de génération de revenus.

  • La télévision payante constitue un autre moyen de regarder des films. En 2011, 28,6 millions de foyers russes (52 % du total des ménages) avaient accès à des services de télévision payante, le câble étant la forme d’accès la plus courante (63 %), suivi par le satellite (32 %) et l’IPTV (5 %).
  • Selon des données provisoires, les entrées en salles en Russie ont augmenté de 5,8 % en 2012, pour atteindre 169 millions (est.). La part de marché des films russes est estimée à 15,1 % (estimations de l’Observatoire basées sur des informations communiquées par Russian Film Business Today).

« Nous sommes ravis de vous présenter la troisième édition de ce rapport », a déclaré Wolfgang Closs, Directeur de l’Observatoire. « Il reflète adhésion de la Russie au Conseil de l’Europe, à Eurimages et à l’Observatoire audiovisuel européen, la taille de la Fédération de Russie et la croissance rapide de son industrie cinématographique, y compris de la production, de l’exposition cinématographique et des nouvelles formes de distribution impliquant internet et la vidéo sur à la demande ».

« Cette édition comprend également une description du cadre institutionnel au sein duquel l’industrie cinématographique russe opère, ainsi qu’une vue d’ensemble des principaux secteurs de l’industrie (production cinématographique, services de production cinématographique, exploitation, distribution, distribution de DVD et vidéo à la demande). Sans oublier un nouveau chapitre sur la coopération internationale impliquant les cinéastes russes ».

« Etudier l’industrie cinématographique russe représente un défi », a déclaré Xenia Leontyeva de Nevafilm Research, la rédactrice en chef du rapport. « Les données officielles sont souvent difficiles à obtenir, mais le secteur de la distribution est plus ouvert et beaucoup de producteurs de films nous ont aidés. Le fait que nous ayons été en mesure de fournir une telle analyse globale prouve l’intérêt que portent les acteurs de l’industrie à une connaissance plus systématique de leur secteur ».

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1) En janvier 2013, 100 millions RUB = 3,0 millions USD.

 

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