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Dossier: Focus: Amérique du Nord

Changement de cap pour le cinéma américain

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Changement de cap pour le cinéma américain

- Hollywood a concocté une toute nouvelle recette pour blockbuster qui semble infaillible. Il s’agit de produire moins de films mais des films à plus gros budgets, des films qui en mettent plein de la vu et souvent des remakes pour faire jouer la sécurité. De ce fait, en 7ans, le nombre de films produit à Hollywood est passé de 204 à 114 et les studios de la côte ouest ne se sont jamais sentis aussi en forme. 

« Notre formule du succès est simple : Hollywood crée et produit des histoires extraordinaires et vous créez des expériences extraordinaires dans les salles. Cette formule a parfaitement fonctionné en 2013 », a résumé à l’occasion du congrès annuel des exploitants de salles, en début de semaine à Las Vegas, Chris Dodd, ancien sénateur (1980-2010) et actuel président de la MPAA. Autrement dit, le lobbyiste en chef des majors d’Hollywood.

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Pendant que les majors américaines produisent moins et se concentrent sur les licences les plus fortes, quitte à mettre de côté la créativité, les producteurs indépendants prennent le relais. Entre 2004 et 2013, le nombre de films sortis en salles et produits par des studios non membres de la MPAA a progressé de 75 % pour atteindre 545. Ils sont l’autre facette du cinéma américain : moins connus, moins soutenus par un marketing surpuissant, ils n’en sont pas moins la preuve de la vivacité du cinéma fabriqué aux Etats-Unis.

Et certains studios, comme Lionsgate par exemple, ressemblent à des majors et affichent des résultats à les faire pâlir d’envie. L’année dernière, le dernier opus d’« Hunger Games », produit par Lionsgate, a été le deuxième plus gros succès au box office en Amérique du Nord, avec près de 400 millions de dollars de recettes. Dans un classement dominé par les historiques d’Hollywood (elles ont réalisé 22 des 25 meilleurs scores outre-Atlantique), seul « Iron Man 3 » de Disney a fait mieux, avec 409 millions de dollars de recettes.

Les Etats-Unis continuent aussi à dominer le cinéma mondial. Le box office des films sortis aux Etats-Unis (qui sont principalement américains) a atteint 10,9 milliards de dollars l’an dernier (+1 %), soit 30 % des recettes mondiales générées par le 7e Art dans le monde. Aux Etats-Unis et au Canada, le nombre d’entrées en salles (1,34 milliard) est en légère baisse par rapport à 2012, mais la hausse du prix des billets (+30 % par rapport à 2004) compense cet effet volume négatif.

En dehors des Etats-Unis, la Chine confirme qu’elle est devenue le deuxième pays du cinéma, après avoir dépassé le Japon en 2012. L’année dernière, les recettes du box office chinois ont atteint 3,6 milliards de dollars (tous films confondus), en hausse de 27 %. Après les Etats-Unis, la Chine est aujourd’hui le seul pays où le box office dépasse les 3 milliards de dollars, ce qui fait saliver les grands pays producteurs. Le cinéma américain se taille la part du lion avec 45 films autorisés par an, et la France, depuis un an, pousse ses pions pour pouvoir distribuer plus de films.

« La France arrive à distribuer entre 5 et 7 films par an en Chine. Nous espérons voir ce quota augmenter et nous essayons aussi de promouvoir une plus grande diversité auprès des autorités chinoises », explique Jean-Paul Salomé, le président d’UniFrance, l’organisme chargé de promouvoir le cinéma français à l’international.

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