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"C'est formidable de voir combien un festival peut aider les réalisateurs en début de carrière"

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Karel Och • Directeur artistique du Festival de Karlovy Vary

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- Cineuropa a rencontré Karel Och, le directeur artistique du Festival de Karlovy Vary, pour parler du jubilé de l'événement

Karel Och  • Directeur artistique du Festival de Karlovy Vary

Karel Och a été nommé directeur artistique du Festival international de Karlovy Vary en 2010, après neuf ans à la programmation et la sélection. Avant lui, Eva Zaoralová avait dirigé l'événement pendant 15 ans. Cineuropa a rencontré Och pour discuter de la prochaine édition, qui sera aussi la 50ème, des changements survenus dans le cinéma tchèque ces derniers temps et de sa présence dans toutes les sections compétitives du festival.

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Cineuropa : Un des traits les plus saillants de cette édition 2015 est l'accent encore plus net mis sur jeunes talents. Était-ce intentionnel ?
Karel Och :
 De manière générale, je trouve assez formidable de voir combien un festival peut aider les jeunes réalisateurs en début de carrière, constituer pour eux un lieu bienveillant et attrayant où ils pourront dévoiler leur premier long-métrage (comme l'a fait en son temps Joachim Trier avec Reprise [+lire aussi :
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, dont l'avant-première mondiale s'est tenue à Karlovy Vary) et les aider à se repérer dans la jungle de l'industrie en leur prévoyant des rendez-vous, en les conseillant, etc... Pour le dire simplement, une des missions principales d'un festival est d'aider les réalisateurs, mais évidemment, ce sont les jeunes artistes qui en ont le plus besoin. Pour ce qui est de la jeunesse des talents représentés en compétition, ce choix n'a pas été intentionnel, mais comme nous sommes connus pour le soutien que nous offrons aux jeunes réalisateurs, ils viennent  naturellement vers nous.

Comment définiriez-vous cette nouvelle génération ?
Plus de films voient le jour maintenant, du fait des coûts réduits comparé à ce qui ce faisait il y a dix ans. Il faut donc plus de temps pour faire le tri, mais les chances de trouver un joyau augmentent d'autant. À en juger notre compétition principale, les premiers long-métrages de cette année sont plus matures, mais cela peut parfois tenir au fait que les débutants en question sont des documentaristes déjà établis, par exemple. Donc c'est relatif ; je préfère éviter les généralisations.

Quelles sont les tendances les plus nettes, dans les films en compétition ?
Il se trouve que cette année, nous avons plusieurs films dont les réalisateurs explorent la manière d'aborder une maladie grave ou d'aider quelqu'un qui fait face au deuil ou à la mort prochaine d'un proche. C'est un problème qui nous concerne tous, tôt ou tard, et j'ai été impressionné par la finesse sans sentimentalisme de l'approche des réalisateurs. Je peux citer en exemple le film tchèque Home Care [+lire aussi :
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, sélectionné en compétition internationale.

Quels titres sont pour vous les découvertes de cette 50ème édition ?
C'est à notre public de le décider, mais quelques titres viennent à l'esprit, comme AmerikaJourney to Rome [+lire aussi :
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Chemo [+lire aussi :
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The World Is Mine [+lire aussi :
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fiche film
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Hopefuls et Game Over. Et puis tous les premiers films de la compétition internationale peuvent être considérés comme des découvertes. Sans oublier le programme Future Frames, que nous organisons en collaboration avec l'EFP-European Film Promotion, notre partenaire de longue date, et dans le cadre duquel nous présentons dix étudiants en cinéma européens incroyablement talentueux. Deviendront-ils des découvertes ? Je l'espère.

La production tchèque est très bien représentée en compétition. Cette année marque-t-elle un tournant pour le cinéma tchèque ?

Mon impression est qu'une nouvelle génération est en train d'émerger. Nous avons en compétition trois films de fin d'études de la FAMU de Prague. Les jeunes réalisateurs ont tendance à travailler ensemble, leur appétit de films est vorace et ils vont eux-mêmes dans les festivals pour en apprendre plus sur le marché. Je suis peut-être optimiste, mais je crois que quelque chose se passe.

Ces films tchèques en compétition ont-ils un bon potentiel international ?
Ce sont des récits captivants racontés de manière directe, avec une mise en scène qui semble plus naturelle, moins artificielle – et ceci vaut pour les deux films de la compétition : Home Care et The Snake Brothers [+lire aussi :
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Vous êtes aussi membre du comité du Prix LUX, dont la sélection officielle sera dévoilée le 5 juillet à Karlovy Vary. Comment s'est passée la sélection, cette année ?
Le comité du Prix LUX est un groupe de gens très intéressants dont je suis heureux de faire partie. La sélection s'est passée comme de coutume : chacun de nous a présenté des titres en essayant de convaincre les autres qu'ils étaient de bons candidats. Les dix films choisis constituent une superbe sélection.

(Traduit de l'anglais)

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