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"C’était un retour à l’enfance"

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Adam Guziński • Réalisateur

par 

- Memories of Summer, le second long-métrage du réalisateur polonais Adam Guziński, est présenté en avant-première mondiale en compétition au 32e Festival de Varsovie

Adam Guziński  • Réalisateur
(© Rafal Nowak / WFF)

Memories of Summer [+lire aussi :
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fiche film
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, présenté en avant-première mondiale à la section Compétition Internationale de la 32e édition du Festival du film de Varsovie, est le deuxième long-métrage du réalisateur polonais Adam Guziński, après The Boy on the Galloping Horse [+lire aussi :
critique
fiche film
]
, présenté à Cannes en 2006. Le film, un portrait délicat de la complexité émotionnelle liée à l’intimité de la vie familiale et du lien qui unit parents et enfants, est une observation astucieuse de la vulnérabilité dont on fait preuve en grandissant. Il parle de problèmes d’adultes vus à travers les yeux d’un enfant de 12 ans. La nostalgie mélancolique de l’enfance de la narration, établie en Pologne des années 1970, est complétée par des couleurs chaleureuses et lumineuses et un jeu de caméra impressionnant. Cineuropa a rencontré Guziński pour parler de ses décisions créatives, influencées par la perspective de l’enfant.

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Cineuropa : Pourquoi avez-vous décidé de raconter l’histoire du point de vue d’un enfant ?
Adam Guziński : L’histoire parle d’un garçon de 12 ans qui grandit, et est présentée de son propre point de vue. La façon dont les enfants voient le monde et les moments essentiels de l’adolescence m’intéressent. Les enfants ressentent et voient plus clairement, et plus intensément, les choses. En même temps, le monde des adultes peut être perturbant. J’ai voulu travailler ce personnage, respecter son point de vue – c’est cet élément qui a entièrement déterminé la narration.

Pourquoi vouliez-vous que l’histoire ait lieu en Pologne dans les années 1970 ?
Tout d’abord, car la Pologne de cette époque était bien différente de la Pologne d’aujourd’hui. À présent, nous gardons contact par téléphone, Skype et internet à n’importe quel moment. Avant, quand quelqu’un partait pour longtemps, il ne pouvait parler que peu de temps par téléphone – cela rend l’expérience d’aujourd’hui complètement différente. L’absence d’une personne était plus intense. En d’autres termes, la présence d’une personne proche et chère s’effaçait lorsqu’elle partait. Cela renforçait le sentiment d’isolement, de vide. C’est le thème principal de la narration du film. C’est une histoire qui ne pouvait se produire qu’à cette époque, à cet endroit.

La deuxième raison est plus personnelle. C’était un retour à l’enfance et aux couleurs, aux senteurs et aux sons que je connais au plus profond. C’est un monde que j’ai bien connu, je sais donc comment y évoluer. C’était un véritable plaisir pour moi de m’y replonger. 

Pouvez-vous nous parler des couleurs utilisées dans le film ?
Les couleurs rappellent les années 1970. Nous avons principalement utilisé des couleurs pastel, délicatement diluées à l’eau, sans contraste fort et submergées par le soleil. La puissante présence du soleil et de l’été se ressent bien, ce qui peut rendre l’atmosphère légèrement étouffante, mais baignée de chaleur. Avec le directeur de la photographie, Adam Sikora, nous avons tenté de prendre nos souvenirs de cette époque comme référence. Nous voulions les exprimer à travers ce film.

Était-il difficile de préparer de jeunes acteurs pour des rôles aussi complexes ? Comment avez-vous travaillé avec eux ?
Travailler avec de jeunes acteurs n’est pas difficile pour moi. La recherche et la sélection des acteurs sont les étapes les plus importantes du processus. Trouver la bonne personne, un enfant avec des facilités d’expression, est l’élément le plus important. Cet enfant devait ressembler au personnage du scénario, mais devait aussi agir naturellement face à la caméra. Le reste dépend d’une bonne attention et d’une réalisation adéquate.

Votre film est-il destiné à un public (adulte) ou est-il également adapté aux jeunes spectateurs ?
Compte tenu de la nature dramatique de l’histoire, je dirais que ce film est destiné à un public adulte, mais je pense que les enfants à partir de 13 ans sont capables de le comprendre et d’être émus.

(Traduit de l'anglais)

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