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“De nombreux projets du coco sont devenus des success stories

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Rebekka Garrido • Directrice de Connecting Cottbus

par 

- La productrice exerçant à Berlin Rebekka Garrido a rencontré Cineuropa à l’occasion de la 18ème édition du Marché de la coproduction Est/Ouest Connecting Cottbus, dit “coco”

Rebekka Garrido  • Directrice de Connecting Cottbus
(© Andreas Hartmann)

Rebekka Garrido, productrice à Berlin, et directrice depuis deux ans de Connecting Cottbus, a évoqué pour Cineuropa la 18ème édition de l’événement (également connu sous le nom de coco) et la manière dont ce rendez-vous important pour l’industrie du film continue de se développer pour répondre aux besoins du marché est-européen

Cineuropa : Combien de projets avez-vous reçus cette année ? Une tendance particulière s’en dégageait-elle ? 
Rebekka Garrido :
 Nous avons reçu le nombre record de plus de 120 candidatures, ce qui est beaucoup dans la mesure où nous ne prenons que des fictions. Une grande partie des projets soumis venaient, cette année, de réalisateurs/trices et de producteurs/trices très jeunes – c’est vraiment la grande tendance que nous avons relevée –, mais nous essayons toujours d’inclure aussi des participants plus expérimentés. L’équipe qui a finalement gagné le Prix coco post-production pour le projet macédonien SisterDina Duma et sa productrice Marija Dimitrova, est justement très jeune.

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À ce propos, on note que malgré la jeunesse et la petite taille de l’industrie du film du pays, en Macédoine, les femmes ont une place importante dans le domaine du cinéma. 
C’est vrai. Les réalisatrices y sont bien soutenues – d’ailleurs Darko Basheski, l’ancien directeur du Fonds cinéma de Macédoine, à présent de nouveau producteur, était très ému de voir le duo féminin de Sister gagner le prix, car il a toujours beaucoup défendu la place des femmes au cinéma. Ici, au coco, nous fonctionnons de manière paritaire depuis l’année dernière, avec une représentation à 50/50 des deux sexes parmi nos réalisateurs et producteurs, et je pense que nous avons trouvé le bon équilibre. 

Êtes-vous satisfaite du dénouement de cette 18ème édition ?
Très, nos prix sont allés à des projets formidables. J’aime tous les projets de la sélection, bien sûr, mais je crois que le palmarès de l’année représente bien l’esprit de Cottbus –  d’ailleurs l’autre gagnant, le lauréat du Prix coco du meilleur pitch, est un projet ukrainien, Voroshilovgrad,or le pays à l’honneur cette année était justement l’Ukraine. Je pense que les participants au marché, qui votent tous pour décerner ce prix, ont fait un excellent choix. 

Pourquoi avez-vous choisi de vous tourner vers l’Ukraine cette année ? 
Le pays s’est doté d’un nouveau programme d’incitations fiscales et d’un fonds cinéma national, fonds qui soutient également, depuis l’année dernière, les projets minoritaires – donc pour les producteurs tentés par des projets ukrainiens, c’est le moment d’en profiter, parce qu’il y a de l’argent. L’industrie du film ukrainienne est en plein renouvellement. Désormais, les films y sont produits avec l’aide du fonds cinéma.

Quels développements futurs envisagez-vous pour Connecting Cottbus ?
Cette année, nous nous sommes déjà beaucoup développés, avec un nouveau lieu central pour le marché et une nouvelle équipe, donc en termes de grands changements, je crois que c’est suffisant pour le moment, mais nous continuerons bien sûr à ajuster et perfectionner notre programme. 

Pour ce qui est du cocoLab lui-même, il va rester comme il est pour le moment, car il fonctionne à merveille tel quel. Nos participants apprécient vraiment les rencontres avec les experts que nous organisons pour eux (au lieu de les laisser errer sans direction). Nous ne pouvons évidemment pas organiser des rencontres avec les fonds, car les équipes qui amènent leurs projets ici pourraient l’interpréter comme un signe que les fonds sont déjà enclins à les épauler – c’est pour cela que les fonds restent au second plan –, mais une fois que les projets ont été mis en lien avec les experts, les équipes sont libres de rencontrer qui elles veulent, guidées par les remarques et suggestions des experts quant aux fonds auxquels s’adresser.

Après cette première phase viennent les rendez-vous individuels, qui sont pour moi encore plus importants que les pitches (car on peut avoir un bon projet avec un pitch un peu moins bien tourné sans que cela ne nuise au projet) parce que c’est quand on a 30 minutes seulement pour convaincre quelqu’un qu’on fait vraiment son travail de producteur.

Le coco a vu la naissance d’un joli nombre de success stories.
Le taux de réussite pour les projets du coco est élevé : 70% à 80% des projets présentés ici finissent par voir le jour. Certains mettent plus longtemps, parfois deux ou trois ans encore après le coco. Certains sont réalisés plus vite. J’ai l’impression que dans certains pays, la pression de travailler vite est plus forte : la situation des fonds cinéma nationaux est en pleine mutation en Europe de l’Est et à l’approche d’élections, les équipes de film ont tendance à utiliser l’argent qui leur a d’ores et déjà été accordé le plus vite possible.

De nombreux films présentés au coco à l’état de projets sont devenus de vraies success stories – certains ont même été choisis par leur pays comme représentants pour les nominations aux Oscars. On peut citer, parmi les succès les plus récents, les films sur lesquels nous présentons des études de cas cette année, notamment The High Sun [+lire aussi :
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interview : Dalibor Matanic
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, A Good Wife [+lire aussi :
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, ou encore Kills on Wheels [+lire aussi :
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Un membre du jury du Prix coco post-production a fait observer qu’une des raisons pour lesquelles Sister l’avait particulièrement impressionné est que l’équipe a accompagné son pitch d’une démo. 
Absolument. Nous allons peut-être imposer aux projets d’être accompagnés d’images, à partir de l’année prochaine. Nous recevons tellement de propositions, tous les ans, qu’il devient de plus en plus important pour les candidats de préciser leurs intentions à travers des documents visuels.

Un autre petit ajustement que nous avons en tête est d’inviter des partenaires potentiels spécialement bien assortis à nos dix projets. Comme Connecting Cottbus a une dimension familiale, nous avons un noyau de visiteurs réguliers, mais il est essentiel de mettre l’accent sur les potentiels partenaires parfaits et d’inviter des gens qui sont réellement susceptibles de soutenir nos projets. Après tout, le coco ne dure que deux jours (deux journées certes bien pleines et riches en activités), donc il est capital pour nos projets d’en profiter au maximum. 

(Traduit de l'anglais)

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