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CANNES 2014 Hors Compétition

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L'Homme qu'on aimait trop: Argent et manipulation

par 

- CANNES 2014 : André Téchiné revient sur une étrange histoire mêlant la conquête d'un casino aux manigances d'un séducteur insaisissable incarné par Guillaume Canet

L'Homme qu'on aimait trop: Argent et manipulation

C'est un fait divers mystérieux, une disparition sans scène de crime, ni cadavre, une affaire hantant les prétoires français depuis plusieurs décennies qui a inspiré à André Téchiné L'Homme qu'on aimait trop [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, projeté hors compétition au 67ème Festival de Cannes. Sur fond de manoeuvres mafieuses à Nice, au milieu des années 70, pour prendre le contrôle du casino Le Palais de la Méditerranée, le film se concentre sur la relation se nouant entre la fille (Adèle Haenel) de la propriétaire de l'établissement (Catherine Deneuve) et un jeune avocat ambitieux et arriviste (Guillaume Canet), une liaison manipulatrice qui fait basculer l'avenir du casino et ouvre une énigme dramatique et à ce jour encore non résolue faute de preuves (les différents verdicts tombés au fil du temps ne reposant que sur l'intime conviction des jurés). Une étrange histoire que Téchiné traite avec une scrupuleuse objectivité, laissant au spectateur le soin de se faire une opinion sur la culpabilité ou non du suspect n° (condamné à 20 ans de prison en avril).

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L'argent est au coeur du propos aussi bien du côté des péripéties encaissées par Renée Leroux (Deneuve) au Palais de la Méditerranée (menaces de mort, trahison de sa fille Agnès qui vote contre elle au conseil d'administration) que vise Fratoni (soupçonné de blanchir l'argent de la Ndrangheta), que sur son versant sentimental : Agnès (Haenel) veut récupérer ses parts du casino pour vivre sa vie hors de l'envahissante présence maternelle, son amant Maurice Agnelet négocie le prix de sa trahison, et lui fait ouvrir des comptes en Suisse sur lesquels il a procuration. C'est d'ailleurs la personnalité insaisissable d'Agnelet (un très bon Canet), divorcé et homme à femmes enregistrant toutes ses conversations privées et professionnelles, qui s'avère l'élément le plus convaincant d'un film ayant du mal à donner de la profondeur à ses personnages. Car si le fil de l'intrigue ne manque pas d'intérêt, son développement passe d'un événement à l'autre comme en surface, peut-être à l'image de Maurice dont l'apparence affable et séductrice donne à penser qu'on pourra le définir, alors qu'il n'en sera jamais rien. Une impression de malaise indéfinissable flotte dans son sillage et la fluide mise en scène d'André Téchiné accompagne ce curieux Homme que l'on aimait trop dans des décors luxueux où Renée est en perpétuelle représentation alors que sa fille préfère aller nager dans la mer. Un trio de personnages que le cinéaste semble regarder évoluer sans vraiment les atteindre.

EFA
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