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Aces: Tous des "phénomènes"

par 

- Le réalisateur galicien Alfonso Zarauza propose une radiographie de la crise espagnole vue à travers le regard d'une jeune mère interprétée par Lola Dueñas

Aces: Tous des "phénomènes"

On connaît l'histoire : le bulle immobilière espagnole ayant explosé il y a déjà un moment, à l'arrivée de la crise financière et bancaire mondiale, on a pu voir tout ce qui était construit sur elle. Le passé récent (et le présent) d'un pays où beaucoup de choses se sont écroulées sans que rien (ou presque) ne puisse servir de renfort est justement le ciment sur lequel est bâti Los fenómenos (Aces) [+lire aussi :
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, deuxième long métrage du Galicien Alfonso Zarauza, en compétition au Festival de Bruxelles, après avoir été présenté à des événements comme le Festival du cinéma espagnol de Nantes, puis être sorti sur les écrans en Espagne (en août). 

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Le chemin que prend Los fenómenos pour raconter une histoire que nous connaissons tous est celui que met en lumière le regard de Neneta (incarnée par une formidable Lola Dueñas), qui vit avec son bébé dans une fourgonette garée sur la côte d'Almería et vend des montres sur les plages et dont le compagnon Lobo (Luis Tosar) disparaît le jour même où il allait commencer à travailler. N'ayant rien, elle se voit contrainte de se replier dans son village natal, au nord de la Galicie. Cependant, là non plus rien n'est facile : sa mère lui reproche un passé qui, apparemment, a causé une grosse rupture entre elles, et ses voisins la reçoivent avec une amabilité forcée tout en lui refusant du travail. Finalement, une lumière apparaît dans ce tunnel, quand renaît l'ancienne relation de Neneta avec Furón (Juan Carlos Vellido) et qu'elle arrive à se faire employer comme ouvrière dans le bâtiement. Dans ce métier d'hommes, où la présence d'une femme attire naturellement l'attention, Neneta fait se son mieux pour en accepter les risques, grâce à sa force et au soutien croissant de son équipe, si bien qu'elle arrive à faire partie des “phénomènes”, c'est-à-dire de ceux qui gagnent le plus d'argent et de reconnaissance par leur capacité à construire. 

Los fenómenos joue, d'entrée, avec une histoire qui parle au spectateur : ce que Zarauza montre à l'écran est tellement proche d'une grande partie du public espagnol que l'identification est presque immédiate. De l'abandon jusqu'à l'impuissance devant les ravages de la crise (absence d'emploi et/ou de salaire, hypothèques), le chemin de Neneta ne peut que toucher le public, bien que cela l'amène parfois sur le terrain de lieux communs qui pourrait mettre une barrière entre le film et le spectateur critique. La proximité et l'humilité du film, produit par Maruxiña Film Company et ZircoZine, n'en restent pas moins ses points forts, de même que l'interprétation de Lola Dueñas, vue récemment dans des films plus ambitieux, comme Stella cadente [+lire aussi :
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. Los fenómenos part de quelque chose de petit, qui finalement représente un pan de notre passé. Pour avoir survécu à tout ce qui s'est dérrobé sous nos pieds, nous sommes tous un peu des “phénomènes”.

(Traduit de l'espagnol)

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