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La buca : Daniele Ciprì rend un hommage tourbillonnant et romantique au cinéma

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- Le deuxième film du réalisateur sicilien, interprété par Sergio Castellitto, Rocco Papaleo et Valeria Bruni Tedeschi, sort le 25 septembre en Italie

La buca : Daniele Ciprì rend un hommage tourbillonnant et romantique au cinéma

Dans son nouveau film, Daniele Ciprì abandonne le cynisme de ses années de collaboration avec Franco Maresco et de son premier long métrage en tant que réalisateur, E' stato il figlio [+lire aussi :
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(prix de la meilleure photographie à Venise en 2012), pour un univers filmique abstrait, universel, romantique, fait de lieux communs reconnaissables et hors du temps. La buca, qui sort en Italie le 25 septembre, distribué par Lucky Red, est une coproduction italo-suisse (de Malìa et Rai Cinema avec la société Imago de Villi Hermann) interprétée par Sergio Castellitto, Rocco Papaleo et Valeria Bruni Tedeschi qui se présente comme une comédie grotesque dans le genre "film sur deux copains"mais se situe dans une ville indéterminée à une époque anachronique qui superpose des éléments actuels et des objets des années Cinquante (voitures, bicyclettes, lampions, bistrots, col de fourrure et téléphones en bakélite).

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Oscar (Castellitto) est un avocat raté, cafouilleur, misogyne et misanthrope qui rencontre par hasard, dans le bar de Carmen (Bruni Tedeschi), une femme gentille  et attentionnée, un homme qui vient de sortir de prison. Il s'appelle Armando (Papaleo) et il vient de purger 27 ans pour vol à main armée et homicide volontaire. Et pourtant, il était innocent. L'avocat voit immédiatement dans cette situation une opportunité : il lui propose d'essayer d'obtenir la révision du procès pour recueillir les dommages et intérêts énormes correspondant aux années injustement passées en prison. Ensemble, Oscar et Armando se mettent en quête de témoins présents en cette journée fatidique, accompagnés par un chien errant qui les suit partout et qu'Armando rebaptise "International". Parmi les témoins, il y a Arianna (Valentina Bellè), la fille dont Armando était amoureux à l'époque...

Les spectateurs d'âge plus mûr auront, en regardant le film, l'impression d'être continuellement renvoyés aux films sur lesquelles est bâtie l'Histoire du cinéma, des comédies américaines de Billy Wilder (avec le duo Jack Lemmon-Walter Matthau) aux films de Blake Edwards ou encore au cinéma baroque et hypertrophié de Jean-Pierre Jeunet. Cipri rend aussi hommage à Mel Brooks, Hitchcock, Kubrick et bien sûr au héraut du cinéma de cinéphile, Orson Welles.

À toutes ces références s'ajoutent l'animation, la bande dessinée française et belge et les musiques de Pino Donaggio et Zeno Gabaglio, avec Stefano Bollani au piano. L'impression est que Daniele Ciprì ne cherche pas spécialement à établir son code stylistique, mais qu'il s'est effacé pour produire hommage pur, élégant, tourbillonnant, et parfois divertissant, au cinéma d'auteur.

(Traduit de l'italien)

ArteKino
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