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Dreamocracy à Porto/Post/Doc

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- Le documentaire de Raquel Freire et Valérie Mitteaux mélange activisme et idéalisme pour dresser le portrait social d’un pays en crise

Dreamocracy à Porto/Post/Doc

En 2011, un groupe de militants inspirés par le Printemps arabe a lancé une manifestation contre la précarité. Au plus fort de la manifestation, 500 000 personnes sont descendues dans les rues portugaises. Le pays sortait alors de l’ombre pour revendiquer plus de dignité et un changement politique remettant l’Homme, et non le capital, au centre des décisions. Depuis 2011, rien n’a changé. On pourrait même dire que la situation s’est dégradée. Le pays a été sauvé et mis à  genoux par la Troïka, l’émigration et le chômage des jeunes ont atteint des niveaux record et la précarité est presque devenue le “pain quotidien”. Cependant, il y a toujours quelqu’un pour lutter contre l’adversité. Dreamocracy [+lire aussi :
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, présenté hier au festival Porto/Post/Doc, relate cette résistance en conscience, à la fois combative et idéaliste – car peut-être qu’il ne suffit plus de lutter pour sauver la démocratie : peut-être qu’il faut aussi rêver.

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Les caméras de la réalisatrice portugaise Raquel Freire et de sa collègue française Valérie Mitteaux ont suivi pendant plusieurs années João et Pedro, les deux amis qui ont lancé le mouvement du 12 mars et font tous deux partie de cette "élite précaire" qui s’est multipliée au sein de la société lusitanienne ces dernières années – "élite" parce qu'ils sont diplômés, citadins et cultivés, "précaire” parce qu'ils n’ont pas de travail et survivent grâce à des petits boulots en freelance et au soutien de leurs familles et amis. Mus par le désir que s'éveille une plus grande conscience sociale, ils ont un projet commun : la création d’une “académie citoyenne” qui formerait des militants et fonctionnerait comme un groupe de réflexion sur les politiques alternatives.

Dreamocracy se concentre sur la naissance de ce projet, qui reste encore à mettre en oeuvre. Le film évoque ce faisant une certaine branche du militantisme contemporain (ponctué de réunions sur Skype et inévitablement virtuel malgré son désir de devenir réel), mais aussi, en dehors de l'activisme, une société qui croule sous les factures à payer et qui ne sait pas (ou plus) ce que signifie l’engagement politique.

C’est en employant les méthodes du cinéma d'observation que le documentaire suit les réunions, les conversations au café et la préparation des manifestations, et montre le gouffre qui subsiste entre l’optimisme du discours de l’ancienne commissaire européenne Viviane Reding et la dure réalité sociale, ainsi que les tentatives de synergie avec d’autres projets alternatifs, entre deux fragments des vies de João et Pedro. Raquel Freire, elle-même militante, apparaît dans le film à plusieurs reprises. Dès la première scène, tournée sur une plage, elle ne laisse aucun doute sur sa position de cinéaste : ni neutre ni distante, elle adhère entièrement (d’un point de vue personnel et politique) aux positions et projets de ses deux protagonistes.

Dreamocracy, coproduit par Ukbar Filmes et Cinétévé, a reçu le soutien de France Télévisions, de la Fondation Calouste-Gulbenkian et de la Ville de Lisbonne.

(Traduit de l'espagnol)

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