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The Open : donner un sens à sa vie après l’apocalypse

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- Le réalisateur émergent Marc Lahore réussit un croisement entre récit sportif et film post-apocalyptique : une histoire de survivant très originale

The Open : donner un sens à sa vie après l’apocalypse

Le réalisateur émergent Marc Lahore a enfin terminé son premier long-métrage, The Open, avec une équipe de seulement neuf techniciens, un bel exemple de production à micro-budget proche du film-guérilla. The Open, qui est en résumé une relecture de la dernière scène de Blow-up d’Antonioni, se présente comme le résultat d’une hybridation entre récit post-apocalyptique et drame sportif, le premier fournissant un contexte et le second un instrument de survie.

On suit dans le film une joueuse de tennis professionnelle, Stéphanie, et son entraîneur, André, tandis qu’ils errent dans une campagne déserte. André, très protecteur et déterminé, en vient à capturer un combattant, Ralph, pour le transformer en partenaire d’entraînement pour Steph. Cet acte proche de la folie (du moins pour Ralph, qui a été témoin et possiblement partie dans les événements sordides survenus pendant la guerre mondiale qui vient de se produire) va donner petit à petit un sens à sa vie.

Lahore nous propose résolument une parabole humaniste où des raquettes de science-fiction (sans cordes ni balles de tennis) sont la matérialisation d’une rage de survivre mentale et physique. L’objectif ultime d’arriver en finale d’un Roland Garros imaginaire devient le moteur de l’envie de continuer de vivre des personnages, même après que tout le reste ait cessé d’avoir un sens et que toute perspective d’avenir se soit dissipée.

En remplaçant les habituels paysages urbains désertés par des pans d’une Nature vierge portant le nom de joueurs de tennis, le réalisateur nous livre un récit existentialiste intime autant qu’absurde qui n’est pas sans évoquer la Nouvelle Vague grecque. Lahore, qui a également tenu le rôle de chef-opérateur, combine parfaitement la Nature et ses connotations transcendentales avec l’esthétique très cinématographique des mouvements du corps pendant les parties de tennis, symboles de la pure volonté humaine. Le résultat est en quelques sortes une relecture minimaliste façon Andre Agassi de The Road de Cormac McCarthy. 

The Open a été produit par Village42 en coproduction avec Bruit Blanc, Ring Ring Ring, Rubykub Films et Studio KGB. Sa distribution est assurée par Rubykub Agency et Village42. 

(Traduit de l'anglais)

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