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Les Ténèbres : un film d’horreur post-apocalyptique et cryptique

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- Daniel Castro Zimbrón transcende les motifs classiques du cinéma d’horreur et crée un film d’épouvante atmosphérique qui sort du lot

Les Ténèbres : un film d’horreur post-apocalyptique et cryptique

Le deuxième long-métrage du Mexicain Daniel Castro Zimbrón, Les Ténèbres, est un film d’horreur atmosphérique et post-apocalyptique qui, tout en reprenant les motifs de la cabane dans les bois, des poupées effrayantes et des masques à gaz, dépasse les conventions du genre. Après avoir fait l’ouverture de L'Étrange Festival de Paris le mois dernier, il est à présent en compétition à Varsovie

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Gustavo (incarné par un Brontis Jodorowski en qui on retrouve l’intensité des premiers films de son père), un homme d’âge moyen, vit dans une vieille maison retirée, en pleine forêt, avec ses trois enfants : Marcos (Fernando Álvarez Rebeil), qui a plus ou moins une vingtaine d’années, Argel (Aliocha Sotnikoff), adolescent, et la petite Luciana (Camila Robertson Glennie). Dans leur humble logis, il fait toujours sombre, car les bois environnants sont toujours enveloppés de brume. Il semble en outre qu’un monstre rôde dans les parages : de temps en temps, un grognement se fait entendre, les arbres se mettent à se balancer malgré l’absence de vent et de grandes ombres traversent les fenêtres. Quand cela survient, Gustavo s’enferme à la cave avec ses enfants.

Comme il faut bien nourrir la famille, dans un de ces moments, Gustavo et Marcos attrapent masque à gaz et fusil et ils s’aventurent au dehors. Après leur première sortie, Gustavo revient sans Marcos, que la bête a capturé, selon ses dires, et puis il descend une bonne rasade d’alcool avant d’ordonner à Argel de faire à manger.

Pendant ce temps, Luciana reste sur son lit, dans un coin de la cave, à dessiner sur un carnet et à tousser, fiévreuse. Argel et Luciana sont très proches. Gustavo donne l’impression de bien s’occuper de ses enfants mais il est beaucoup trop strict. Il a même installé un cadenas à la porte de sa chambre, pour leur en interdire l’entrée. 

Pour Argel, la nature de son univers post-apocalyptique et la soi-disant présence d’un monstre ne collent pas tout à fait avec la disparition de Marcos. Il se met alors à soupçonner son père.

Les Ténèbres ne fait pas mentir son titre : c’est en effet une oeuvre très ténébreuse dont l’action se déroule principalement dans l’ombre. L’intrigue se déploie lentement, ajoutant à la lourdeur de l’atmosphère et laissant beaucoup d’éléments à l’imagination du spectateur – et ce jusqu’au dénouement, tout à fait ambigu. Dans la mer de films d’épouvante ou de titres fantastiques de langue espagnole qu’on nous propose actuellement, c’est une variation sur des prémisses classiques du genre qui s’avère assez originale, bien qu’un peu trop cryptique.

Les Ténèbres a été produit au Mexique par Varios Lobos et Zoología Fantástica, en coproduction avec la société française Les Films de L'Étranger. Ses ventes internationales sont gérées par Memento.

(Traduit de l'anglais)

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