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Light Thereafter : une lettre d’amour universelle à l’art

par 

- Konstantin Bojanov présente son deuxième long métrage au Festival international du film de Sofia, une œuvre profondément personnelle

Light Thereafter : une lettre d’amour universelle à l’art
Barry Keoghan dans Light Thereafter

Cette année, le Festival international du film de Sofia (9-19 mars) a de quoi être fier : pour la première fois en 21 ans, il présente trois films bulgares en compétition. En effet, Godless [+lire aussi :
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, une histoire profondément personnelle et remplie d’émotion sur un jeune artiste autiste en quête de son idole, de lui-même et… de la lumière. Grâce à une réalisation de qualité et un personnage principal brillant et bienveillant, le film de Konstantin Bojanov devance largement les productions nationales habituelles et rejoint la cour des grands.

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Le jeune irlandais Barry Keoghan prête ses traits à Pavel, un artiste de 16 ans qui, profondément touché par le travail d’un peintre célèbre, Arnaud (Kim Bodnia), part à sa recherche afin de lui montrer ses dessins. Pavel va vivre un voyage rempli d’aventures, d'expériences bouleversantes et va rencontrer des personnages hauts en couleur. Dans ce film inspiré de sa propre enfance, Konstantin Bojanov dépeint non seulement les difficultés rencontrées par les artistes, mais souligne également l’inutilité de vouloir maîtriser son destin.

Le travail de Nenad Boroevich, directeur de la photographie, est remarquable. Dès le début, les lumières permettent d’évoquer l’amour de Pavel pour l’art. On le voit dans une forêt, jouant avec les rayons de lumières qui pénètrent les feuilles. Il est assez rare que la première scène d’un film en dévoile autant sur le personnage principal et l’objectif du réalisateur : si aujourd’hui, la plupart des réalisateurs bulgares se concentrent sur les commentaires sociaux, l’intérêt de Konstantin Bojanov est plutôt dans la poésie visuelle. Photographe accompli, le réalisateur plonge sans cesse son acteur dans une lumière révélatrice et séduisante en cadrant ses scènes comme s’il s’agissait de photos.

Après son premier long métrage Ave [+lire aussi :
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, Konstantin Bojanov avait confié à Cineuropa qu’il voulait que ses œuvres "parlent à tout le monde", même si elles sont tournées en Bulgarie. Le réalisateur a franchi un nouveau pas avec Light Thereafter, dont le seul lien avec la Bulgarie est la mère de Pavel, Miglena (Margita Gosheva), de nationalité bulgare, qui prononce seulement quelques phrases dans sa langue maternelle durant le film. Les acteurs Thure Lindhardt, Solène Rigot et Lubna Azabal incarnent chacun des personnages qui vont toucher Pavel de différentes manières et ajoute ainsi une touche internationale au film, le transformant en un long métrage aussi universel que la lumière.

Light Thereafter aborde de nombreux aspects de la vie d’artiste. La nécessité d’avoir un mentor, la dualité entre créer et détruire, la difficulté des relations personnelles, le désir insatiable de trouver le meilleur moyen de transformer une vision en art, l’idée obsessionnelle de capturer l’essence de la vie, la solitude et les sacrifices de l’artiste. Tous ces éléments se retrouvent dans le film de Konstantin Bojanov. L’approche multidimensionnelle du réalisateur apparaît particulièrement dans une scène où Pavel admire le travail d’Arnaud pendant la nuit : le public voit le modèle avant de voir le travail fini, puis Pavel observe la peinture sous la lumière chancelante d’une lampe torche. Cette succession d’éléments souligne la force transformatrice des artistes.

Light Thereafter ne manque pas de convaincre son public que, peu importe la difficulté ou les mauvais traitements, la vie vaut la peine d’être vécu, ne serait-ce que pour apprécier la joie éphémère que nous procure le sourire d’une personne qu’on apprécie, le bruit des chevaux qui galope dans la brume, les confessions immorales d’un ami ou encore le doux bruit d’un pinceau qui caresse une toile sur laquelle l’artiste déverse l’essence même de son être. Nous sommes la lumière, ou tout du moins, nous pouvons la devenir.

(Traduit de l'anglais)

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