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Les distributeurs du DIRE sonnent l'alarme

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- Exposition des films en salles, piratage, place décroissante du cinéma à la TV : la distribution indépendante et la diversité sont sous pression

Les distributeurs du DIRE sonnent l'alarme

Profitant de la dernière ligne droite de la campagne présidentielle en France pour interpeller les candidats, les distributeurs du DIRE (Distributeurs Indépendants Réunis Européens) ont dressé un tableau relativement alarmiste de leur activité, "maillon essentiel de la chaîne de financement, de fabrication et de diffusion des œuvres" dont "le fragile équilibre économique" est aujourd'hui remis en cause, mettant en danger "le cinéma de la diversité." 

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Selon DIRE, "les chiffres annuels d’une fréquentation en bonne santé sont trompeurs : un nombre croissant de films de la diversité rencontre d’importantes difficultés pour accéder aux écrans, et quand ces films parviennent à être programmés, ils le sont dans des conditions qui ne leur permettent pas de pouvoir rencontrer leur public : séances du week-end annulées au profit d’avant-premières de films hollywoodiens ou de programmes hors-film, réduction des séances proposées dès la 2e semaine, etc. En dépit d’un accord interprofessionnel signé il y a un près d’un an, ces pratiques perdurent et progressent, tandis que ne cesse de diminuer la quote-part des recettes revenant aux ayants droit" et que "les frais de promotion des films en salles augmentent et se généralisent". DIRE demande donc une régulation efficace "pour que l’inévitable concurrence entre les œuvres ne soit pas, dès le départ, faussée par un rapport de force disproportionné et asymétrique entre les groupes intégrés et les indépendants de tous métiers, y compris les exploitants de cinéma." 

Second terrain de bataille : le piratage dont une étude a chiffré la destruction de valeur en France à 1,36 milliard d’euros pour 2016. DIRE réclame une lutte sur tous les plans : prévention dans le cadre scolaire, déréférencement de l’offre illégale, sanctions réellement dissuasives par la mise en place d’un système de contraventions, poursuite pénale des administrateurs de sites pirates. Pointant aussi le manque de lisibilité des offres légales de VàD  à cause du gel des droits pratiqués par la quasi-totalité des TV à partir du 10e mois après la sortie d’une œuvre en salles, DIRE souligne qu'avant toute autre éventuelle modernisation de la chronologie des médias et dans l’intérêt général de la filière, les diffuseurs doivent accepter le dégel des droits sans contrepartie."

Enfin, DIRE rappelle que "la place des films de la diversité à la télévision est en régression constante : à de très rares exceptions près, les œuvres cinématographiques proposées sur les chaînes nationales, quand elles n’ont pas déjà été multidiffusées au cours des 30 dernières années, sont loin de représenter la variété des films distribués en salles." Un constat qui pousse DIRE à demander à la TV publique, via ses filiales de coproductions, de s’emparer "avec plus d’envie et d’audace de son rôle de passeur qui en fait le relais naturel de la distribution indépendante."

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