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PRODUCTION / FINANCEMENT Belgique / France / Mexique / Costa Rica

Valentina Maurel présente son deuxième long métrage, Ton animal maternel, à Un Certain Regard à Cannes

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- Après avoir séduit Locarno, la réalisatrice d’origine costaricienne installée en Belgique retourne au festival français

Valentina Maurel présente son deuxième long métrage, Ton animal maternel, à Un Certain Regard à Cannes
Mariangel Montero et Daniela Marín Navarro dans Ton animal maternel

Valentina Maurel, réalisatrice d’origine costaricienne installée en Belgique présentera en première mondiale à Un Certain Regard son deuxième long métrage, Ton animal maternel. Son premier, Tengo sueños eléctricos avait fait sensation à Locarno en 2022, où il avait remporté dans la compétition internationale le Prix de la mise en scène, le Prix de la Meilleure interprétation féminine pour Daniela Marín Navarro et de la Meilleure interprétation masculine pour Reinaldo Amien Gutiérrez. Cette sélection à Cannes signe cependant un retour pour la cinéaste, puisqu’elle y avait déjà présenté ses courts métrages, Paul est là (premier Prix de la Cinéfondation à Cannes en 2017) et Lucia en el limbo (sélectionné à la Semaine de la Critique en 2019). Lors de la conférence de presse du Festival, son délégué général Thierry Frémaux se réjouissait de cette entrée costaricienne en Sélection officielle.

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Ton animal maternel s’inscrit directement dans la continuité du précédent film de la réalisatrice, puisqu’elle pose à nouveau sa caméra à San José, et retrouve notamment sa comédienne fétiche, Daniela Marín Navarro, magnifique dans Tengo sueños eléctricos. "J’avais très envie de continuer à explorer ce territoire", précise la cinéaste, "et de retravailler avec les mêmes acteurs, je les aime énormément, et j’ai l’impression qu’on grandit ensemble, il n’y a pas vraiment d’industrie du cinéma au Costa Rica, on s’est formés ensemble, eux dans le jeu, moi dans la réalisation et la direction d’acteur."

Après avoir observé l’époque aussi fragile qu’incandescente de l’adolescence, elle déplace son regard sur deux jeunes femmes en proie avec leur entrée dans l’âge adulte. De retour au Costa Rica après des études en Europe, Elsa retrouve sa petite sœur Amalia, seule dans la maison familiale. De plus en plus insaisissable, celle-ci semble enfermée dans des croyances ésotériques. Elsa essaie d’alerter leurs parents, mais ni le père, trop occupé par ses nouvelles conquêtes, ni la mère, absorbée par la réédition des poèmes érotiques de sa jeunesse, ne semblent prendre la mesure de la situation. Le retour d’Elsa engage les trois femmes à interroger leur lien indéfectible.

"Cette sélection à Un certain regard m’intimide presque", confie Valentina Maurel, "mais me donne beaucoup d’espoir. J’ai envie de rester cohérente dans ma manière de faire des films. Et être dans une section qui favorise des gestes de cinéma très fort, où sont passés de si bons cinéastes, c’est fantastique. Cela montre aussi que l’on peut filmer des choses très spécifiques, dans un endroit très spécifique du monde, avec une approche très intime, et que pourtant, ça peut être considéré comme un geste fort. J’espère que le film pourra y trouver un public."

Ton animal maternel, comme le précédent long métrage de la cinéaste, est produit par Benoît Roland pour Wrong Men (Belgique) et Grégoire Debailly pour Geko Films (France), en coproduction avec Nicolas Celis pour Pimienta (Mexique). Cette nouvelle sélection vient souligner l’incroyable vitalité de Wrong Men quand il s’agit de découvrir de jeunes auteurs et autrices. Depuis 2015, la société belge a placé en sélection à Cannes pas moins de 17 productions et coproduction, dont Mon légionnaire, Rien à foutre, L’Autre Laurens, Augure, ou encore Kika. Les ventes internationales sont assurées par Heretic. Le film sera distribué par Cinéart au Benelux, et par JHR Films en France.

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