PRODUCTION / FINANCEMENT France / Belgique
Autobiographie d'un poulpe de Mathieu Amalric en post-production
par Fabien Lemercier
- Christèle Tual figure en tête d’affiche du nouveau long de cinéaste de l'acteur, une adaptation du roman de Vinciane Despret produite par Les Films du Poisson et vendue par Pyramide International

Démarrées le 5 juin, les prises de vue de Autobiographie d'un poulpe (Autobiography of an Octopus) de Mathieu Amalric sont désormais terminées. Il s’agit du 10e long métrage du réalisateur qui compte cinq sélections à Cannes à son actif avec La Chose Publique (Quinzaine des réalisateurs), Tournée (en compétition avec le prix de la mise en scène à la clé), La chambre bleue (Un Certain Regard), Barbara (prix pour la poésie du cinéma à Un Certain Regard, neuf nominations aux César et deux trophées dont le titre de meilleure actrice) et Serre moi fort (Cannes Première).
En tête d’affiche se distingue Christèle Tual (révélée dans L’âge des possibles en 1995 et remarquée aussi entre autres dans La belle vie et L’homme qui rit), Marie-Noëlle Genod (connue comme metteuse en scène de spectacles et aperçue au cinéma dans Par exemple, Electre et La sainte famille), l’Espagnole Eva Yeste Mazano (pour la première fois au grand écran), Gulliver Hecq (actuellement en salles en France dans L’écologie des sentiments), le réalisateur lui-même et Nathalie Boutefeu (Irma Vep, À l’origine, récemment dans Un couple).
Adaptation par Mathieu Amalric du roman Autobiographie d'un poulpe – et autres récits d'anticipation de Vinciane Despret, le scénario est centré sur Donna Faraway, une chercheuse-enseignante reconnue et libre d'esprit, qui jongle entre ses terrains de recherches imposés qui l'encombrent et ses spéculations réalistes qui l'attirent : les animaux écrivent et racontent à leur manière, eux aussi des histoires. Fraîchement orpheline, elle va explorer ses racines comme une araignée sa toile. Et retomber amoureuse, grâce à ce qu'un poulpe a écrit avec son encre…
Autobiographie d'un poulpe est produit par Yaël Fogiel et Laetitia Gonzalez pour Les Films du Poisson (déjà aux manettes pour Tournée et Serre moi fort), coproduit par La Femme qui Aimait les Films, par Film(s) et par la société belge Wrong Men. Préacheté par Canal+ et par Ciné+ OCS, le long métrage bénéficie également du soutien de région Nouvelle-Aquitaine où se sont déroulées 24 des 25 jours du tournage avec la Belge Juliette Van Dormael (nommée au Magritte de sa spécialité deux fois, l’année passée pour Quitter la nuit) à la direction de la photographie. Les ventes internationales seront assurées par Pyramide qui pilotera aussi la distribution dans les salles françaises.
Pour mémoire, Les Films du Poisson comptent à leur actif récent La Gradiva de Marine Atlan (Grand Prix de la Semaine de la Critique cette année à Cannes – sortie France le 4 novembre prochain).
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