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"Les collaborations internationales sont toujours très importantes pour nous"

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Paul Pauwels • Directeur, EDN / Lisbon Docs

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- Cineuropa a rencontré Paul Pauwels, directeur d’EDN, qui organise actuellement le prochain Lisbon Docs avec Apordoc

Paul Pauwels • Directeur, EDN / Lisbon Docs

Le Lisbon Docs, le forum d’ateliers et de présentations pour documentaires organisé par le Réseau Documentaire Européen (EDN) et Apordoc, arrive bientôt. L’évènement mettra en lumière 24 projets (dont 4 portugais) qui seront évalués par un panel éclectique de décisionnaires. Nous avons rencontré Paul Pauwels, directeur d’EDN pour parler de ce que nous réserve l’édition 2016 du forum, qui se tiendra du 16 au 22 octobre à Lisbonne.

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Cineuropa : Lisbon Docs comprend un séminaire préparatoire de quatre jours qui a lieu avant les séances de présentations. Pourquoi avez-vous décidé d’investir à ce point dans la formation qu’offre cet évènement ?
Paul Pauwels : Il est important de continuer à apprendre et de s’adapter à de nouvelles réalités. Nous nous sommes rendu compte que même les professionnels expérimentés peuvent encore découvrir de nouveaux éléments qui les aident à mieux présenter leurs projets, mais qui leur permettent surtout d’y réfléchir en profondeur. Avec l’expérience, il est facile de se laisser enfermer dans une routine. Cela rend les choses difficiles, car la narration ou le marché ne sont peut-être pas suffisamment pensés. Nous tentons de proposer un service qui en plus d’offrir aux professionnels du documentaire des outils permettant de développer au mieux leurs histoires, leur permettent de prendre en compte les besoins et attentes des décisionnaires.

Pour les professionnels moins expérimentés, il s’agit surtout de leur donner des astuces sur la manière de présenter leurs projets. Bien entendu, nous nous efforçons de faire évoluer les plus expérimentés en les aidant à se distinguer dans un marché toujours plus compétitif.

C’est un marché très compétitif, mais il subit actuellement des changements rapides et profonds. Dans ce contexte en perpétuelle évolution, que cherchent réellement les décisionnaires participant à ces séances de présentation, selon vous ?
Si vous m’aviez posé la question il y a trois ans, je vous aurais répondu que les décisionnaires veulent des histoires bien contées et intéressantes qui s’adressent à un large public. Aujourd’hui, la situation est en train de changer : la télévision n’a plus une place aussi importante et la VOD se répand sur le marché. Je pense que les décisionnaires sont aussi dans une période d’incertitude. La plupart sont encore sincèrement intéressés par de bons documentaires, qui présentent une grande valeur créative, mais nombre d’entre eux travaillent à présent pour des sociétés de diffusion qui ne s’y intéressent plus.

Dès lors, ils ne viennent pas seulement pour dénicher des projets et de nouvelles équipes de travail, mais aussi pour trouver les arguments qui les aideront dans leur combat pour maintenir les documentaires sur les chaînes publiques, dans un créneau horaire correct et avec un financement suffisant.

Le programme de cette année propose également des projets non européens provenant de pays comme l’Inde, que nous n’associons généralement pas aux documentaires…
L’EDN est une organisation internationale. Certains de nos membres ne font pas partie de l’Europe, comme l’Inde par exemple. Et oui, cette année nous avons un projet indien très intéressant, celui de Miriam Chandy Menachery, une réalisatrice fabuleuse qui travaille dans des conditions difficiles. Nous travaillons avec DocedgeKolkata (Inde) depuis des années. La première fois que j’y suis allé, le pays ne présentait aucun intérêt pour le documentaire. Aujourd’hui, de nombreuses sociétés de diffusion européennes s’y rendent et le cinéma indien participe à des festivals internationaux.

En outre, un nombre croissant de réalisateurs non européens souhaitent travailler avec nos réalisateurs et producteurs (européens) et leur proposent des offres intéressantes. Les coproductions et les collaborations internationales sont toujours très importantes pour nous.

Y aura-t-il un prix pour les projets les plus intéressants ?
Deux participants recevront un laissez-passer complet pour le Sheffield Doc Fest – c’est un bon moyen d’obtenir des contacts sur les marchés britannique et américain. Nous offrirons également à tous les projets des séances de suivi. Je pense qu’il est très important qu’après quelques mois, nous puissions offrir des conseils plus précis pour des projets en phase de développement plus avancée. Les présentations ne sont que la cerise sur le gâteau, mais cela ne s’arrête pas là. C’est en réalité le commencement.

(Traduit de l'anglais)

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