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Agnes, ou l’asymétrie des relations amoureuses

par 

- In sala in Germania con Neue Visionen Filmverleih il dramma esistenziale che Johannes Schmid ha adattato dal best seller omonimo dello scrittore svizzero Peter Stamm

Agnes, ou l’asymétrie des relations amoureuses
Odine Johne dans Agnes

Neue Visionen Filmverleih lance sur les écrans allemands le drame existentialiste Agnes [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, le troisième long-métrage du metteur en scène culte au théâtre et à l’opéra Johannes Schmid, adapté avec Nora Lämmermann du best-seller du Suisse Peter Stamm. Le film, coproduit par Phillipe Budweg et Tom Blieninger pour Lieblingsfilm et WDR, a participé au dernier Festival de Palm Springs, au Festival Max Ophüls (où il a valu le prix de la meilleure actrice à Odine Johne) et au Festival de Bolzano.

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Agnes rappelle un peu le récent Anomalisa, de Charlie Kaufman, en ce qu’il parle de l’amour, de l’égoïsme et des relations sentimentales. Ces dernières ne sont jamais parfaites, et c’est cela, justement, qui leur permet de fonctionner, comme l’explique l’héroïne du film, Agnes, étudiante en physique, quand elle dit : “L’asymétrie est ce qui rend possible toute vie : la différence entre les sexes, le temps qui file dans un seul sens...”.

Agnes, avec son visage pâle et son apparence éthérée, presque impalpable, est un rat de bibliothèque légèrement atteinte de troubles obsessionnels compulsifs – elle a notamment la manie d’aligner méticuleusement livres et crayons. Dans ce lieu de savoir, elle rencontre Walter Richter (Stephan Kampwirth, un visage connu de la télévision), un écrivain de dix ans de plus qu’elle au moins qui fait des recherches sur l’industrie allemande sous Guillaume II. Après qu’ils aient assisté par hasard à la mort d’une passante sur le trottoir, ils se mettent à débattre avec animation de la mort, Walter avec cynisme, Agnes avec le désespoir de la foi. Après avoir lu un recueil de poèmes publié par l’homme dans sa jeunesse, Agnes en compare quelques vers avec le célèbre “La route non empruntée” de l’Américain Robert Lee Frost : “Deux routes bifurquaient dans un bois (...) / J’ai suivi celle par laquelle on chemine le moins souvent / Et cela a fait toute la différence”. 

La clef du film est dans ce motif de l’alternative absolue. Quand leur amitié devient une relation, Agnes demande à Walter d’écrire un livre sur elle, sur la manière dont il la voit et dont il voit leur histoire, quitte à inventer des choses. Un jour, tandis qu’elle est en déplacement à Bruxelles pour une conférence, il commence à introduire dans son récit des éléments totalement fictifs qui vont poursuivre ce couple torturé jusqu’à la fin.. 

Agnes est un film à l’atmosphère raréfiée et mélancolique dont le rythme ralentit légèrement dans sa deuxième partie. La mise en scène est splendide, la photographie très intense (grâce au travail de Michael Bertl) et le montage (par Henk Drees, expert avant-tout du montage documentaire) très précis. Odine Johne parvient à incarner corps et âme la jeune femme très profonde et vulnérable qui donne son nom au film, une héroïne qui fait tout pour exprimer sa douleur, mais n’arrive pas à communiquer avec l’homme qu’elle aime, et prend la route la moins empruntée...

(Traduit de l'italien)

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