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VISIONS DU RÉEL 2026

Visions du Réel annonce un programme riche de films provenant de 75 pays différents

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- Avec 128 films, dont 83 en première mondiale, le festival a concocté une programmation très riche avec 36 premiers longs métrages

Visions du Réel annonce un programme riche de films provenant de 75 pays différents
Dentro d'Elsa Amiel

Atteignant avec panache sa 57e édition (17-26 avril), Visions du Réel renouvelle son intérêt pour les cinéastes émergents, en accueillant 58 premiers films (dont 36 longs métrages). Il renforce également son engagement pour la parité hommes-femmes en annonçant une représentativité de films réalisés par des femmes en hausse (44% cette années). Son statut d’explorateur est lui aussi pérennisé avec la présence record de 75 pays différents dans sa programmation, un indice clair de l’internationalité du festival. À ce propos, sa directrice artistique Emilie Bujès précise : "Nous sommes ravi.e.s de constater que la renommée de Visions du Réel et la production ne cessent de grandir, nous permettant d’élargir toujours davantage les territoires géographiques et les réalités arpentées, ainsi que de confirmer notre ambition de lancer de nouveaux talents".

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insularia_Josué

La grande nouveauté de cette année est la création de Borderlight, une nouvelle section "dédiée aux longs métrages de fiction qui dialoguent avec les approches documentaires ou nourrissent une relation privilégiée avec le réel et ses complexités". Dao d’Alain Gomis, Forêt ivre de Manon Coubia, Il quieto vivere de Gianluca Matarrese, Tristan Forever de Tobias Nölle et Loran Bonnardot et Bouchra de Orian Barki et Meriem Bennani sont les titres européens sélectionnés. Le titre américain Cover-Up, de la cinéaste oscarisée Laura Poitras, donnera le coup d’envoi de l’édition.

Côté invités, le festival accueillera cette année quatre artistes de premier plan : les cinéastes états-uniennes Kelly Reichardt (invitée d’honneur de cette 57e édition) et la déjà citée Laura Poitras, ainsi que le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa, qui donnera une masterclass en collaboration avec Arte et la HEAD (Haute école d’art et de design de Genève), et l’artiste marocaine déjà citée Meriem Bennani.

Parmi les 13 films sélectionnés en Compétition Internationale Longs métrages, 11 sont des productions et coproductions européennes. Parmi celles-ci, nous retrouvons 3 productions et coproduction de réalisatrices suisses : Dentro d’Elsa Amiel (Pearl) qui s’articule autour d’un atelier théâtral prenant place dans une prison italienne, Heat de Jacqueline Zünd (Don’t Let the Sun) qui s’interroge sur les changements climatiques et leur impact sur nos vies et Saudades Eternas d’Emma Boccanfuso qui nous transporte dans le quotidien des habitants d’une favela de Rio. Quant à lui, le film Death in the Making du réalisateur polonais engagé bénévolement dans la guerre en Ukraine Piotr Pawlus (In Ukraine) nous amène au cœur du conflit armé. Dans un tout autre registre, la réalisatrice et comédienne chinoise installée à Berlin Viv Li, nous offre, avec Two Mountains Weighing Down My Chest (déjà présenté au Panorama de la Berlinale), une comédie sur le choc des cultures. Elle aussi d’origine chinoise mais née à Barcelone, Xisi Sofia Ye Chen suit, dans La noche de la infancia, son frère au passé trouble. Magilligan de Ross McClean est, lui aussi, le portrait touchant d’un homme qui lutte contre lui-même. Enfin, Djeliya, mémoire du Mandé de Boubacar Sangaré, Meanwhile in Namibia de Jonas Spriestersbach et Du soleil et du plomb de Jérôme Le Maire nous font voyager beaucoup plus loin à la découverte de populations indigènes aux pratiques ancestrales qu’il faut absolument préserver. The Night and the Days of Miguel Burnier (Brésil) de João Dumans, A Fire There (Canada) de Marlene Edoyan et Humboldt USA (États-Unis) de G. Anthony Svatek complètent la section.

La toujours aventureuse compétition Burning Lights accueillera cette année 15 films dont une très grande majorité (12 au total) sont des (co)productions européennes. Parmi celles-ci, nous retrouvons trois titres avec participation belge : Comme un château fort, premier long métrage de la belge Lou Colpé, Club Heaven du néerlandais Jona Honer et Fracture de l’Israélienne formée en Europe Keren Kraizer. Nombreuses aussi les coproductions avec la France : La voix du troupeau, premier long métrage de Matthias Joulaud et Lucien Roux, Obras muertas de la réalisatrice chilienne qui a grandi en France Elisa Sepulveda Ruddoff, Alea Jacarandas de l’Algérien Hassen Ferhani et The Case Against Space de Graeme Arnfield. L’Allemagne est également présente avec l’essai d’anthropologie visuelle et politique Kukata Miti de Daniel Kötter, le récit très personnel et terrifiant If Only the Year Had 364 Days d’Almourad Aldeeb et le puissant In Between, a Place de l’Iranienne Faezeh Nikoozad. Enfin, la compétition accueillera également l’intrigant No arreglen ni limpien mi habitación, a mí me gusta como está de l’Argentin Ignacio Ceroi et le vaste portrait de l’Ukraine en guerre The Illusion of a Quiet Night du Collective Work & Olga Chernykh.

Le riche programme est complété par d’autres sections, comme la Compétition nationale, la Compétition internationale moyens-métrages ou encore Opening Scenes, Grand Angle, Highlights et Projections Spéciales.

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